• [^] # Re: Beaucoup de moinsage ..

    Posté par . En réponse au journal C'est la Journée de la Terre : Offrez 1 minute de votre temps pour aider une jeune ONG malgache. Évalué à 6.

    > La perte de la biodiversité, c'est la déforestation, la cause de la déforestation, c'est la pauvreté.
    > Maintenant, cherche le pourquoi de la pauvreté et là, tu t'attaqueras au(x) vrai(es) cause(s).

    La pauvreté est liée à l'environnement, pas uniquement aux marchés financiers et à la grosseur des porte-feuilles.

    Un environnement riche, c'est de quoi manger et boire, de quoi se loger, de quoi se vêtir et même si le porte-feuille est maigre. On n'est pas pauvre car on a de quoi vivre dans de bonnes conditions. Le problème est que l'homme a bousillé son environnement pour le profit et imposé sa suprématie au lieu d'être en harmonie (ôtons toute considération « hippiesque » à ce mot) avec ce qui l'entoure.

    Avec les connaissances qu'on possède sur l'environnement, le rôle des écosystèmes, il est bien de faire des îlots accueillants pour l'homme ainsi que pour la faune et la flore de manière à en tirer les richesses qu'il faut pour vivre. S'attaquer à la raison réelle de la pauvreté est un combat long qui coûtera beaucoup de ressources et ce pour un résultat par forcément très intéressant.

    Madagascar semblerait produire suffisamment de riz pour nourrir sa population, malheureusement ce riz, de qualité, est vendu à l'exportation et du riz de mauvaise qualité (comme le riz blanc, une cause du béribéri) est importé. Où part l'argent de ce riz (on pourrait ajouter celui du bois de rose et autre bois précieux) ? La pauvreté est présente parce qu'on dépouille le peuple de ce qui est sa richesse* pour la transformer en monnaie. Le peuple contribue lui même à sa pauvreté en détruisant ce qui l'entoure pour en tirer quelque monnaie.

    On ne lutte pas contre un ennemi plus fort que soi, on lui enlève son pouvoir en s'attaquant à ces racines. Ici pour fragiliser l'ennemi, c'est d'éduquer le peuple à préserver sa richesse et à lui donner les moyens de la faire fructifier. (Il doit y avoir un passage similaire dans le l'Art de la guerre de Sun Tzu).

    Planter des arbres et éduquer la population comme le fait Vakanala me paraît être une bonne solution. Un article à lire là dessus : http://www.vakanala.org/fr/blog/les-communaut%C3%A9s-de-mana(...)


    *Une histoire pour illustrer ceci : Trois frères héritent d'un père qu'ils croient riche parce que celui-ci leur dit avant de mourir : « mon trésor est dans le champs que je vous lègue ». Les trois frères avides passent la charrue dans champs pour essayer de trouver ce trésor. Ils plantent puisque le sol est prêt et qu'ils n'ont pas encore trouver la caisse qu'ils espèrent trouver. Ils font ça plusieurs années, vivent des fruits de leurs labeurs, jusqu'à ce qu'ils désespèrent de trouver le magot du père. Ils racontent alors l'histoire du trésor à une personne qui, après avoir vu le champs regorgeant de richesses, répond « mais il est là votre trésor ».

    The capacity of the human mind for swallowing nonsense and spewing it forth in violent and repressive action has never yet been plumbed. -- Robert A. Heinlein