• # Google n'est pas tout puissant

    Posté par . En réponse au journal The Google problem. Évalué à 6.

    Google a poussé le modèle crawler/indexer à son paroxysme pour son moteur de recherche. L'entreprise en tire des revenus pharaoniques grâce à un business modèle basé sur la publicité.

    Ce business modèle a des limites. Notamment il suffit de se demander pourquoi à l'heure du plus grand réseau jamais établi par l'humanité, et des flux d'informations les plus élevés de son histoire, la recherche sur le web est en retard. En effet, chacun est forcé de chercher dans son coin, sans interaction avec les autres. Anachronique, à l'heure de gloire des réseaux sociaux, de Twitter et Identi.ca à Facebook et Ohloh.

    Pourquoi ce retard ? Parce que pour travailler ensemble à une recherche sur le web, il faut partager ses requêtes. Et ça le business modèle de Google ne le permet pas : si les requêtes étaient disponibles, n'importe qui pourrait connecter avec les utilisateurs et leur fournir... de la publicité par exemple, à la place de Google...

    Tout ça pour dire qu'il y a des limites structurelles à cette dominance. Et que c'est à nous de rentrer dans les brèches (c'est que nous faisons avec le Seeks project http://www.seeks-project.info).

    Il y a beaucoup d'autres opportunités pour rapatrier et garder les données chez soi.

    Quand à ceux qui voient dans Google un bon acteur du monde du libre, rien n'est si sûr. Tous leurs algorithmes sont fermés (y compris le fameux map/reduce, dont une application libre est développée par la fondation Apache), alors qu'ils utilisent beaucoup de logiciel libre en interne. Aucun de leurs services, à ma connaissance, n'est en AGPL.

    Free your websearch and your mind will follow, me disait un robot. Il faut voir plus loin que le bout de Google !