• [^] # Que fait la police?

    Posté par . En réponse au journal Quel est la dernière idée des dinosaures du livres?. Évalué à 2.

    Je vais passer sur la fiabilité des sources du NYT. Je vais passer sur l'hypothèse selon laquelle le prix payé par le consommateur est 50% inférieur dans le cas d'un livre numérique (ce n'est pas ce que j'ai eu l'occasion de constater, enfin pourquoi pas).

    Je ne connais pas suffisamment le monde de l'édition pour déterminer quelle est la base la plus pertinente pour déduire le taux de profit, mais si on se base sur:
    - le prix-> le taux de profit passe de 15% à presque 40%
    - la part distributeur-> il passe de 30% à 55%
    Alors si ce n’est pas de l'escroquerie, je ne sais pas ce que c'est (enfin, si c'est un abus de position dominante).

    Bon, on va passer aussi sur le coût de numérisation. Même si ce coût est un coût marginal nul, il faut bien payer l'investissement initial donc dans la décomposition du prix, on fait une moyenne. Moyenne qui serait d'autant plus faible si le volume augmentait. Le volume augmenterait si les prix baissaient. Mais non, on va introduire la numérisation, comme si pour le livre papier on incluait le prix de l'imprimante. Heu au fait, les écrivains écrivent toujours à la plume ou il n'y a plus besoin de numériser les livres récents ? Passons la dessus aussi

    Enfin bref, au final on a le libraire "qui conserve ses marges" avec 3$ (je pense que les montants sont HT) par livre (rien que pour financer un site à la con avec du flash tout pourrit où ce sont les utilisateurs qui jouent le rôle du conseillé clientèle !). Sous les hypothèses de l'auteur, le consommateur gagne 13$. Il est super contant le consommateur? Ba tant mieux parce que si on utilisait le P2P (-3$ car pas de site à la con) et si l'éditeur gardait le même taux de profit (-2,4$), il ne paierait que 7,6$. Soit une diminution de 70% par rapport à la version papier.

    Dans l'histoire, le consommateur comme l'auteur se font gruger.