• [^] # Re: Et " climatosceptique " c'est scientifique comme dénomination ?

    Posté par . En réponse au journal [HS] Fin de la récré pour les climato-sceptiques ?. Évalué à 1.

    Si tu n'a aucune connaissance sur ce sujet pourquoi est-ce que tu dénies les arguments des spécialistes ?
    justement. Le problème de la diffusion des connaissances, le problème de l'accès au savoir en général se posent dans cette formulation.
    D'un côté un organisme pose un rapport .
    D'un autre côté ce rapport est lu, et certaines aberrations sont remarquées, aberrations qui démontrent des incohérences , comme la marge d'erreurs sur les relevés des températures dans la mer du Nord au début du 19ème siècle. . .
    Certains scientifiques ont montré ces incohérences. Certains scientifiques n'ont rien fait d'autre que de pointer du doigt les incohérences. Ces scientifiques sont souvent des sommités dans leurs domaines.
    Qui croire ? personnellement, qui vais-je croire ? celui qui me parle de la façon dont on relève les températures, ou celui qui produit une température précise en 1823 en un point qui n'a jamais été mesuré avant 1987 ?
    J'ai eu le tord d'écouter, et de tenter de comprendre les arguments des uns et des autres. ça te déplait ?
    Tant mieux, ça prouve que je suis encore vivant. :)

    J'ai lu l'ensemble des discours au public d'Erwin Schrödinger , ça a été un très bon complément à mes cours sur la méca quantique et la physique corpusculaire .
    Il a parlé au peuple d'Irlande. Il a expliqué la mécanique quantique.
    Einstein aussi le faisait.

    Et je pense que si les scientifiques du GIEC voulaient fournir leurs sources, qu'on puisse les regarder en face, faire les correctifs nécessaires, et au final sortir une description abondante des phénomènes, S'ils voulaient fournir leurs algorithmes de conversion, tout le monde pourrait soit abonder totalement dans leur sens, soit rétablir et corriger des bugs, soit les contredire totalement.
    Mais, dans l'état actuel des choses, leur rapport est plein de vide, de données collectées sans sources, d'algorithmes mystérieux incontrôlables.

    Si je demande au GIEC les sources des prélèvements de température dans le Nord-Ouest de l'Océan Atlantique au début du 19ème siècle, ils vont me répondre: " Elles sont disponibles sur place, vous n'avez qu'à vous déplacer pour aller les chercher ".

    Donc elles sont pas disponibles pour moi.

    En limitant la portée des discussion à la caste des climatologues, la manoeuvre est bien visible : elle consiste à refuser que l'ensemble des données et des méthodes soit publics, ils tentent de renverser la méthode scientifique qui a besoin pour vivre de se confronter au public , en la transformant en blob fermé et immonde dans lequel les querelles sont lavées.
    Revue à comité de lecture ? La belle affaire. Non pas que ces revues ne soient pas nécessaire, il en faut, et il faut que les scientifiques s'appuient sur leurs pairs pour valider leurs travaux.
    Mais en quoi regarder les travaux du GIEC et trouver des incohérences est un travail scientifique ?
    C'est un travail de confrontation du postulat du GIEC avec le réel.
    L'astronome qui a observé l'effet de loupe cosmique , personne ne lui a demandé de refaire les travaux d'Einstein sur la relativité généralisée .

    Si la communauté mondiale des spécialistes de géométrie algébrique t'informe que la conjecture de Beilison a été démontré est-ce que tu va dire aussi que tu n'a aucune connaissance du sujet mais que les non spécialistes on autant de poids que les chercheurs spécialistes du domaine ?
    Je dirais tout simplement:
    " Tant mieux, si ça peut faire progresser l'humanité."
    Et si le sujet me plait, j'irai jeter un coup d'oeil aux sources.

    Sedullus dux et princeps Lemovicum occiditur