• [^] # Re: l'économie pour les serins

    Posté par . En réponse au journal La stratégie du choc. Évalué à 4.

    Disons les choses plus clairement d'une part, et avec moins d'amalgammes d'autre part.

    Tout les Etats, qui par divers biais, ont appliqués une partie des conseils de Friedmann sont des Etats qui clairement fait mal à leur peuple. A divers niveaux, partout, tout le temps.

    Voilà, ça c'est une vérité indéniable.
    Notez les précautions : "une partie des conseils" au lieu de "idéologie", car la distance est grande entre les conseils directs et indirects, et leur interprétations, de la philosophie économique pure de Friedmann.
    Notez la contradiction: les "Etats".

    Friedmann est une victime classique de la force de sa pensée : elle a engendrée derrière elle une ribambelle de suiveurs se réclamant de, parfois même en contradiction (l'exemple le plus frappant de ce type 'd'évènement social' est Lacan et les lacaniens). De plus il ne s'agit pas il me semble d'une doctrine, mais d'une philosophie.

    Noyé sous les références, les analyses, et l'évidence de la présence de pertinence, englué dans le décryptage, on oublie une chose essentiel me semble t -il : cette philosophie est une philosophie de l'outil.
    A aucun moment il n'y a un objectif humain.

    C'est la force initiale, l'essence même, des philosophies économiques : on ne s'occupe que d'économie. L'objectif reste le panache de la politique. C'est le glissement sémantique qui est dangereux : lorsqu'on des préceptes fonctionnels deviennent des objectifs en eux mêmes, on finit toujours par oublier la question initiale : pour quoi faire ?

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