• [^] # Re: capitalisme

    Posté par . En réponse au journal La stratégie du choc. Évalué à 6.

    voilà comment on remercie les Etats qui viennent de renflouer les caisses des banques et de la grosse industrie à coups de milliers de milliards de dollars/euros/... . Ces néolibéralimses, c'est rien que des ingrats.

    Dans la plupart des politiques et des discours libéraux, on relève toujours cette contradiction. Aux USA, les plus "libéraux" économiquement sont aussi les premiers à vouloir limiter les libertés individuelles (contre le droit à l'avortement, l'homosexualité, passage du Patriot Act...). En France, c'est par exemple Serge Dassault qui s'insurge contre la fiscalité et un trop grand nombre de fonctionnaires, mais qui dépend principalement des commandes de l'Etat pour vendre ses armes. Il y a un double discours pour d'une part, empêcher l'intervention de l'Etat quand ça signifie limiter leur capacité à faire du fric ou leur prendre des impôts, et d'autre part, tirer la couverture à eux en récupérant le plus possible de subventions à mettre dans leur poche.

    A côté de ça, il y a une poignée de "vrais" libéraux qui se revendiquent comme tel (libertariens, ou encore Alternative Libérale), qui sont intimement convaincus que Sarkozy ou Bush sont des gauchistes, et qui pensent qu'une société totalement sans Etat serait une société idéale, avec la libre concurrence et la main invisible du marché qui s'autoréguleraient par magie. Là, on nage plus dans l'idéologie qu'autre chose... Et même dans cette catégorie, le libéralisme économique est toujours celui qui est privilégié. Voir par exemple l'asso Contribuables Associés, ou encore Claude Reichman, qui sont ultra-libéraux dans le discours économique (supprimer tout impôt, tout service public et tout fonctionnaire), et qui dans le même temps refusent l'immigration.