Que de caricatures et simplifications outrancières... Je n'ai pas le courage de me battre à ce sujet ici, mais quelques remarques en vrac :
Milton Friedman était plus qu'un idéologue : il était aussi un grand scientifique dont les travaux ont fait date. Il avait certes tendance à abuser de l'argument d'autorité et à mélanger idéologie et science, mais on ne peut pas le rejeter en bloc comme simple partisan d'une « idéologie économique » (?!). Notons aussi que si ses idées ont eu une influence assez considérable dans les années 70 et 80, il n'a jamais contrairement à ce qui est parfois raconté soutenu personnellement Pinochet et autres balivernes. Pour une biographie nuancée, voir là : http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2006年11月2日(...)
Pour Hayek, némésis de Keynes... Euh, ah oui, némesis de Keynes ? « In my opinion it is a grand book...Morally and philosophically I find myself in agreement with virtually the whole of it: and not only in agreement with it, but in deeply moved agreement » -- John Manyard Keynes, à propos de en:The_Road_to_Serfdom. Il faudrait aussi songer à replacer les choses dans leur contexte : Hayek écrivait à une époque où l'URSS ne s'était pas effondré et où le communisme soviétique rayonnait dans toute sa gloire. Hayek a malheureusement engendré de nombreux et médiocres clones aux idéologies ridiculement simplificatrices (citons Friedman fils, Rothbard, ou plus proche de nous Pascal Salin...) et autres libéraux conservateurs virulents.
Mais de toute façon, je parle probablement à un mur, la détestation du libéralisme étant la vertu la mieux partagée en France, d'Olivier Besancenot à Alain Soral et tout ce que la sphère intellectuelle décrépite compte comme fonds de cuvettes marxistes. Enfin, j'attends qu'on me dise que l'économie n'est pas une science dans 3... 2... 1...
# Je craque
Posté par auve . En réponse au journal La stratégie du choc. Évalué à 9.
Milton Friedman était plus qu'un idéologue : il était aussi un grand scientifique dont les travaux ont fait date. Il avait certes tendance à abuser de l'argument d'autorité et à mélanger idéologie et science, mais on ne peut pas le rejeter en bloc comme simple partisan d'une « idéologie économique » (?!). Notons aussi que si ses idées ont eu une influence assez considérable dans les années 70 et 80, il n'a jamais contrairement à ce qui est parfois raconté soutenu personnellement Pinochet et autres balivernes. Pour une biographie nuancée, voir là : http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2006年11月2日(...)
Pour Hayek, némésis de Keynes... Euh, ah oui, némesis de Keynes ? « In my opinion it is a grand book...Morally and philosophically I find myself in agreement with virtually the whole of it: and not only in agreement with it, but in deeply moved agreement » -- John Manyard Keynes, à propos de en:The_Road_to_Serfdom. Il faudrait aussi songer à replacer les choses dans leur contexte : Hayek écrivait à une époque où l'URSS ne s'était pas effondré et où le communisme soviétique rayonnait dans toute sa gloire. Hayek a malheureusement engendré de nombreux et médiocres clones aux idéologies ridiculement simplificatrices (citons Friedman fils, Rothbard, ou plus proche de nous Pascal Salin...) et autres libéraux conservateurs virulents.
Pour la banque centrale, tu voulais dire « indépendante du pouvoir politique », non ? Encore un peu de lecture : http://www.optimum-blog.net/post/2005/10/20/149-pourquoi-la-(...)
Enfin et pour en revenir à Naomi Klein... Disons que les idéologues ne sont pas toujours ceux qu'on croit : http://rodrik.typepad.com/dani_rodriks_weblog/2008/12/some-t(...) et http://ipezone.blogspot.com/2007/09/i-dream-of-naomi-globoph(...)
Mais de toute façon, je parle probablement à un mur, la détestation du libéralisme étant la vertu la mieux partagée en France, d'Olivier Besancenot à Alain Soral et tout ce que la sphère intellectuelle décrépite compte comme fonds de cuvettes marxistes. Enfin, j'attends qu'on me dise que l'économie n'est pas une science dans 3... 2... 1...