• # Rectifier le tir

    Posté par . En réponse au journal La stratégie du choc. Évalué à 10.

    Alors, Naomi Klein c'est bien pour se sentir rebelle, mais quand on voit les erreurs commises par l'auteur du journal, on se dit que la documentation n'est pas très poussée.

    Donc le libéralisme est une doctrine de philosophie politique dont le but est la limitation du pouvoir de l'état. Elle date des Lumières, en réaction à l'absolutisme. Exemples : Constant, Locke, Smith, Bastiat. Il existe des courants : libéraux conservateurs, ordolibéraux, libertariens, ...

    Le néolibéralisme n'a rien à voir (en termes de nature) avec le libéralisme, puisqu'il s'agit du nom donné au nouveau néo-classicisme de la deuxième moitié du XXè siècle (néo-néo c'était moche) qui est lui un courant de pensée économique. Friedman, en tant que monétariste, appartient à ce courant. Ses membres proposent généralement des solutions politiques plus ou moins libérales.

    Mais on ne peut ranger Hayek dans le néolibéralisme, puisque il fait partie de l'école Autrichienne d'économie, qui se différencie de Friedman par un rejet de la macroéconomie (vous savez, celle qui n'a pas prédit la crise de 2008, eh bien les autrichiens l'ont fait).
    Autre exemple, si Friedman peut avoir défendu les banques centrales, ce n'est pas le cas de Hayek, qui défendait un retour à l'or (oui oui, la monnaie qui allait très bien jusuq'à l'invention de la Fed en 1913, une ... banque centrale)


    Et pour en revenir au bouquin, jamais Friedman, encore moins Hayek n'aurait cautionné la guerre en Irak. Ce sont réellement des pacifistes. Toute cette partie du livre, et le parallèle avec les électrochocs qui repose sur ça, c'est simplement n'importe quoi.


    Et pour contrer les réponses qui viennent à chaque fois :
    - Les néocons type Bush sont tous sauf libéraux (cf l'augmentation du poids de l'état pendant son mandat)
    - Sarkozy n'est pas libéral (malgré une légère inspiration économique libérale/keynésienne selon le sens du vent), mêmes raisons.
    - La mondialisation telle qu'elle est menée par le FMI (soutien d'états au régime douteux/corrompu) n'est pas forcément libérale.