• [^] # Re: capitalisme

    Posté par . En réponse au journal La stratégie du choc. Évalué à 6.


    Quand j'entends à la radio que les américains ont pris d'office le contrôle d'Haïti en envoyant 10.000 soldats, en empêchant les autres nations de faire atterrir les avions et accoster les bateaux, je me dis que je lis un nouveau chapitre de son livre. D'ailleurs Haïti est une contrée qui a été classée comme "stratégique" par les EU depuis quelques années, on s'est en effet rendu compte que le sol était plein de richesses...


    C'est quoi le rapport avec le libéralisme ?
    On lui reproche de vouloir abolir les états mais lorsqu'on veut le critiquer on invoque un interventionnisme d'Etat.
    Je passe sur les amalgames entre les différents courants libéraux (liberaux classiques vs libertariens ...). Ceux fait avec les néo-conservateurs, ...



    L'idée en gros, est que la réalité étant trop complexe à appréhender et donc à prévoir, toutes idées d'organisation structurée président à conduire les hommes (en gros l'Etat), est à abolir.

    Non, l'idée en gros, c'est qu'on n'impose pas à autrui contre son gré.
    L'Etat à un pouvoir coercitif qui restreint les libertés au nom de droits parfois complètement artificiels et de façon totalement arbitraire.
    Les dérives pouvant être fortement préjudiciables, il est préférable de lui confier le moins de pouvoir possible (minarchistes) voire de s'en passer (anarcho-capitalistes)

    C'est pas ici qu'on viendrait défendre une solution décentralisée pour contrebalancer une centralisation liberticide, hein

    Les organisations structurées sont possibles sur la base du volontariat.(comme les logiciels libres dis-donc)




    car ils rejettent le libéralisme qui fut selon eux dévoyée par les keynésiens.

    Non il ne le rejettent pas, ils le revendiquent.
    Le Keynesianisme est une forme d'interventionnisme d'état.
    L'interventionnisme d'Etat était déjà critiqué par Adam Smith au 18e.
    Keynes est juste né un siècle plus tard.
    Mais c'est pas grave.



    Pourtant, il y en aurait à dire pour critiquer certains fondements du libéralisme, comme leur croyance dogmatique en le fait que la redistribution basée sur le mécénat serait plus efficace, que les riches seraient plus généreux sans contraintes, comme le fait de mettre en exergue la méritocratie mais de négliger que certains sont nés riches avec l'héritage de leurs ancêtres colonialistes, aristocrates... mais comme on peut pas remettre les pendules à zero, les dés sont pipés ...


    Ce genre d'ouvrage qui mise tout sur les confusions en tout genre me parait plutôt desservir la cause qu'il prétend défendre


    Connais ton ennemi et connais-toi toi-même
    Sun Tzu