La partie « image de l'informaticien » est un des points mentionnés dans l'article « L'informatique a-t-elle un sexe ? » publié dans le dernier Manière de voir (sujet: Internet révolution culturelle), c'est intéressant, je cite :
[...] 80% d'entre eux [les étudiants et étudiantes] se représentent en effet les informaticiens comme des hommes, peu sportifs et peu attentifs à leur apparence, plus à l'aise avec des machines qu'avec des êtres humains. [...]
D'où vient ce décalage avec la réalité ? [...] Moins de 30% des métiers de l'informatique comportent de la programmation; pourtant, dans les esprits, l'informaticien, le vrai, reste un programmeur.
Certes, ces informaticiens existent : ce sont les hackers, dans l'acceptation première du terme : « bricoleurs passionnés » [...] Ils constituent toutefois une minorité [...] ce profil n'est pas recherché par les entreprises. Le hacker y est souvent vu comme quelqu'un de techniquement brillant, mais incontrôlable, incapable de travailler en groupe et imperméable aux impératifs de productivité.
Cette minorité [...] est devenue l'idéal-type du métier. Elle sert de référence aux étudiants et même aux informaticiens, qui n'oseront endosser le titre que s'ils sont programmeurs. Les femmes ont bien du mal à se sentir légitimes dans une profession dont l'image ne leur ressemble pas. Elles diront : « Je fais de l'informatique » plus souvent que : « Je suis informaticienne. »
[^] # Re: Pas que...
Posté par Frédéric Péters (site web personnel) . En réponse au journal 8 mars. Évalué à 4.
[...] 80% d'entre eux [les étudiants et étudiantes] se représentent en effet les informaticiens comme des hommes, peu sportifs et peu attentifs à leur apparence, plus à l'aise avec des machines qu'avec des êtres humains. [...]
D'où vient ce décalage avec la réalité ? [...] Moins de 30% des métiers de l'informatique comportent de la programmation; pourtant, dans les esprits, l'informaticien, le vrai, reste un programmeur.
Certes, ces informaticiens existent : ce sont les hackers, dans l'acceptation première du terme : « bricoleurs passionnés » [...] Ils constituent toutefois une minorité [...] ce profil n'est pas recherché par les entreprises. Le hacker y est souvent vu comme quelqu'un de techniquement brillant, mais incontrôlable, incapable de travailler en groupe et imperméable aux impératifs de productivité.
Cette minorité [...] est devenue l'idéal-type du métier. Elle sert de référence aux étudiants et même aux informaticiens, qui n'oseront endosser le titre que s'ils sont programmeurs. Les femmes ont bien du mal à se sentir légitimes dans une profession dont l'image ne leur ressemble pas. Elles diront : « Je fais de l'informatique » plus souvent que : « Je suis informaticienne. »