Le problème du clonage n'est pas dû au droit de copier. Dans ce sens là, faire un enfant c'est comme faire une œuvre dérivée.
Il est évident que « on » n'est pas le « créateur » de notre patrimoine génétique, et que notre seul apport personnel dans la conception d'un enfant se résume finalement à une séance de galipettes (pour la femme c'est un peu moins vrai...).
De même l'auteur (du latin auctor dérivé de augere « faire croître », « augmenter » ) n'est pas à l'origine du patrimoine culturel qui le défini, et qui lui permet par exemple d'aligner des mots pour écrire un roman.
Cela étant, on n'a fort heureusement besoin de l'autorisation de personne pour copier son code génétique, ce qu'on fait en ce moment même bien indépendament de notre volonté consciente : la copie du code génétique est le mécanisme de base de la vie.
Une politique favorisant le clonage, n'est-elle pas tout aussi épineuse qu'une politique de l'enfant sur accréditation ? Ne serait-il pas préférable de favoriser une politique instituant à chacun le devoir, et donnant les moyens, de s'informer sur les sujets qui constituent des problèmes de société ?
[^] # Re: C'est toi qui choisis
Posté par psychoslave__ (site web personnel) . En réponse au journal Au delà du manichéisme "vie privée" contre "vie publique" : le droit à la discrétion. Évalué à 3.
Il est évident que « on » n'est pas le « créateur » de notre patrimoine génétique, et que notre seul apport personnel dans la conception d'un enfant se résume finalement à une séance de galipettes (pour la femme c'est un peu moins vrai...).
De même l'auteur (du latin auctor dérivé de augere « faire croître », « augmenter » ) n'est pas à l'origine du patrimoine culturel qui le défini, et qui lui permet par exemple d'aligner des mots pour écrire un roman.
J'avais en fait déjà partiellement traité ce thème dans un cours essai : http://www.culture-libre.org/wiki/Cr%C3%A9ation
Cela étant, on n'a fort heureusement besoin de l'autorisation de personne pour copier son code génétique, ce qu'on fait en ce moment même bien indépendament de notre volonté consciente : la copie du code génétique est le mécanisme de base de la vie.
Une politique favorisant le clonage, n'est-elle pas tout aussi épineuse qu'une politique de l'enfant sur accréditation ? Ne serait-il pas préférable de favoriser une politique instituant à chacun le devoir, et donnant les moyens, de s'informer sur les sujets qui constituent des problèmes de société ?