• [^] # Re: C'est toi qui choisis

    Posté par . En réponse au journal Au delà du manichéisme "vie privée" contre "vie publique" : le droit à la discrétion. Évalué à 3.

    > Avec l'autre, on va nous dire que "c'est pas moi, c'est un mec dans un pays X", et on perd sa trace, on ne peut rien faire car le pays en face va nous envoyer balader (même si nous est une autorité judiciaire)

    C'est aussi comme ça que ça se passe lors de montages financiers, montages qui ne sont pas uniquement montés pas des escrocs mais aussi par d'importantes sociétés (même des banques). On passe par des filiales ou comptes dans des paradis fiscaux ou des états aux lois laxistes. Lorsque l'organisme chargé de tracer le cheminement des fonds frappe à porte pour demander plus d'information, on l'envoie balader en lui disant qu'il peut se mettre les lois de son pays bien au chaud.

    Même situation, à ceci près que après quelques brassages d'air à propos d'une éventuelle chasse aux paradis fiscaux, on a mis sur la liste noire des paradis fiscaux quelques obscurs et inoffensifs pays qui sont peu utilisés en tant que tels par nos grosses sociétés.

    On se pose nettement moins de limites pour traquer le citoyen lambda.

    Ce que tu exprimes est un problème lié à la différence de législation entre les pays. Le fait qu'on utilise cette faille pour des affaires sur Internet ne me choque pas plus qu'on utilise cette faille dans des affaires financières. Je ne dis pas pour autant que je m'en réjouis.

    Aujourd'hui, avec internet, plus de personnes ont la capacité d'utiliser cette faille. C'est le retour de manivelle.

    The capacity of the human mind for swallowing nonsense and spewing it forth in violent and repressive action has never yet been plumbed. -- Robert A. Heinlein