Prenons le cas de THREAD cité plus haut. Je ne connais pas de terme adéquat pour le remplacer, mais je constate par ailleurs que 99% des francais ne sont pas foutus de le prononcer. Peut-être qu'il y a qqch à creuser (un grand jeu concours ;o))
Justement, tu mets ici en évidence deux problèmes fondamentaux.
Le premier est que l'anglicisme est souvent une hérésie pour nos gosier latin. On entend à ce moment-là les pires choses : « trède », « srède », « sreade », etc. Bref, du plus haut comique au plus désespérant. Mais c'est normal : la pédanterie est souvent intimement liée au ridicule :-)
Le second problème est que l'anglais est une langue réductrice et pauvre. Un seul terme (ici, le thread) est utilisé pour désigner au moins deux choses qui ont autant en commun qu'une fondue savoyarde et un repas McDonald's !
On utilise le terme anglais pour désigner un fil de discussion (électronique, forum, liste ou commentaires sur DLFP), que l'on nomme aussi enfilade, et la duplication d'un processus en mémoire qui partage son environnement avec le processus père (à la différence du fork). Donc, en français, on a :
thread : fil (de discussion), enfilade
thread : duplication (légère) de processus (en opposition au fork : duplication (simple ou lourde de processus))
Même si la périphrase est plus lourde, elle est parlante, même pour le profane comme le soulignait Yeupou.
En aucun cas, même extrait de son contexte, on ne peut confondre le sens, ce qui n'est pas le cas en anglais où le contexte est obligatoire. Ceux qui traduisent les descriptions de paquets Debian en savent quelque chose !
Il va de soit, encore une fois, que l'on doit séparé l'argot de travail et le langage courant. Au travail, le jargon et le contexte ne laissent pas la place au doute.
[^] # Re: Sans vouloir etre plus royaliste que machin..
Posté par freePK . En réponse à la dépêche Noyau 2.4.13 out. Évalué à 1.
Justement, tu mets ici en évidence deux problèmes fondamentaux.
Le premier est que l'anglicisme est souvent une hérésie pour nos gosier latin. On entend à ce moment-là les pires choses : « trède », « srède », « sreade », etc. Bref, du plus haut comique au plus désespérant. Mais c'est normal : la pédanterie est souvent intimement liée au ridicule :-)
Le second problème est que l'anglais est une langue réductrice et pauvre. Un seul terme (ici, le thread) est utilisé pour désigner au moins deux choses qui ont autant en commun qu'une fondue savoyarde et un repas McDonald's !
On utilise le terme anglais pour désigner un fil de discussion (électronique, forum, liste ou commentaires sur DLFP), que l'on nomme aussi enfilade, et la duplication d'un processus en mémoire qui partage son environnement avec le processus père (à la différence du fork). Donc, en français, on a :
thread : fil (de discussion), enfilade
thread : duplication (légère) de processus (en opposition au fork : duplication (simple ou lourde de processus))
Même si la périphrase est plus lourde, elle est parlante, même pour le profane comme le soulignait Yeupou.
En aucun cas, même extrait de son contexte, on ne peut confondre le sens, ce qui n'est pas le cas en anglais où le contexte est obligatoire. Ceux qui traduisent les descriptions de paquets Debian en savent quelque chose !
Il va de soit, encore une fois, que l'on doit séparé l'argot de travail et le langage courant. Au travail, le jargon et le contexte ne laissent pas la place au doute.
PK