• [^] # Re: Sans vouloir etre plus royaliste que machin..

    Posté par . En réponse à la dépêche Noyau 2.4.13 out. Évalué à 3.

    Je suis du même avis pour les acronymes.

    On croule déjà bien assez sous des tonnes d'acronymes, souvent très similaires, si ce n'est identiques d'une branche professionnelle à une autre pour des significations différente, pour les franciser systématiquement.

    Je suis aussi du même avis sur l'usage du français.

    J'ai d'ailleurs une théorie sur le fait que l'utilisation des mots techniques anglais soit "sur-usité" par les commerciaux.

    Utiliser le mot anglais lui donne une abstraction. Le mot se désigne au final lui-même et peut être utilisé en supposant que l'interlocuteur sait de quoi il s'agit.

    L'emploi du français pour un mot oblige à le comprendre. En effet, c'est généralement un mot déjà utilisé dans d'autres contextes (je parle ici des termes comme "tampons" pas des termes créés comme "mél"). Ainsi, l'employer signifie que l'on sait de quoi il s'agit, ce qu'il représente, et pourquoi il a été choisi en fonction de ce qu'il désigne.

    Cela peut mettre tout à fait mal à l'aise celui qui manipule ces mots parcequ'il les a vu ou entendu utilisés par d'autres, sans avoir cherché à comprendre ce que le mot signifiait.

    Celui-là sera bien plus enclin à choisir le terme anglais (éventuellement -ou souvent ?- prononcé "à la française") afin de rester dans le flou.

    Ceci dit, j'utilise beaucoup de vocabulaire anglais lorsque je travaille. Mais j'utilise aussi beaucoup de mots français, et mes collègues les comprennent parfaitement.

    Hors contexte de travail, j'ai tendance à préférer les mots français (quand ils ne sont pas ridicules).

    Parler de "virtual memory" a une personne qui tatonne en informatique serait pour moi une manière de ne pas vouloir discuter. Généralement, la personne se contentera de hocher la tête en faisant "mhh mhh".

    Lui parler de "système de gestion de mémoire virtuelle" risque de provoquer des questions qu'il va me poser (c'est d'expérience ici que je parle). J'en prends le "risque", sachant que je pourrai effectivement lui expliquer.

    Utiliser l'anglais serait juste un préambule pour lui signifier "rtfm" si jamais il lui prenait l'envie saugrenu de me poser des questions sur la signification du terme.

    Personnellement, j'aime bien communiquer.