1) Sur le premier point : Lorsque la version 1.6 de Stockfish est sortie, j'ai comparé certains fichiers du code source avec les mêmes fichiers de la version antérieure 1.5. Je n'ai pas compris toutes les modifications, mais c'était intéressant à lire. De mon point de vue, le code source de Stockfish bourré de lignes de commentaires très bien écrites m'intéresse donc beaucoup plus que le code source non commenté de Robbolito.
2) Sur le second point : Même si je ne connais pas le cas brtfs / zfs, je suis tout à fait d'accord sur le fait que ce n'est pas parce que quelque chose ne s'est jamais produit (être directement n° 1) qu'elle ne peut pas se produire. Mais comme dirait l'inspecteur Columbo, c'est juste l'accumulation de 'petits détails' qui m'interpelle dans cette histoire. L'auteur de brtfs fait mieux que les autres du premier coup ? D'accord pour moi ! Mais a-t-il choisi de ne pas décliner son identité, de prendre un surnom en forme de clin d'oeil provocateur et son site internet a-t-il un côté très second degré, du style 'bienvenu camarade syndiqué !' ? Je suppose qu'il a expliqué le fonctionnement de son code source. Je suis également prêt à parier que personne ne l'a accusé d'avoir tout pompé sur quelqu'un d'autre. Le problème ici est juste une accumulation atypique : un programmeur qui déclare ouvertement que son code a été repompé, les diffuseurs du code litigieux qui ne communiquent pas leur identité, qui ne se défendent pas de la grave accusation de plagiat portée contre eux, dont le site internet ressemble plus à une plaisanterie qu'autre chose, avec une façon de présenter leur code bien à eux, le tout directement numéro 1 du hit parade et... tout est normal. Mon côté paranoïaque doit me jouer des tours !
3) Le troisième point est plus intéressant car complètement à double tranchant :
- supposons que je sois l'auteur de Rybka. Le code source de Robbolito est disponible. On peut donc comparer. Sans avoir besoin de dévoiler tous mes secrets, je présente une partie de mon code source (au besoin à des tiers arbitres pour ne rien dévoiler publiquement) pour mettre à jour l'imposture. Clair, net et sans bavure. Je trouve très étonnant que l'auteur de Rybka reste ainsi les bras croisés. C'est un excellent point en faveur de Robbolito.
- supposons que je sois l'auteur de Robbolito. J'ai bossé dur, je n'ai rien à me reprocher. Qui ne se défendrait pas bec et ongle ? Je révèle mon identité, produit toutes explications utiles sur le fonctionnement de mon programme, met en demeure la personne qui m'accuse quand même d'être un voleur de prouver ses dires. Si je suis parfaitement clean, l'auteur de Rybka est mal. Pourquoi le ou les auteurs de Robbolito se laissent accuser ainsi ?
Par conséquent, il n'y a rien de vraiment clair dans cette histoire.
C'est pourquoi j'en reviens à Stockfish ! Plus fort que n'importe quel humain, presqu'aussi fort que Rybka 3, 32 bits, 64 bits, jusqu'à 8 CPUs, code ouvert et documenté, libre, toujours en plein développement, multiplateformes, équipe de développement apparemment très sympa, aucune polémique. Même si ce n'est pas le plus fort, c'est déjà pas mal. Et jouer contre un très fort module peut quand même être fun. Il faut pour cela jouer avec handicap, comme au 19ème siècle. Prenez les blancs, donnez-lui les noirs et enlevez lui par exemple le cavalier b8. En partie rapide vous aurez des sueurs froides, mais c'est parfois jouable.
[^] # Re: Stockfish 1.6.3
Posté par pelleas . En réponse au journal Un programme d'échecs opensource qui fait du bruit. Évalué à 2.
2) Sur le second point : Même si je ne connais pas le cas brtfs / zfs, je suis tout à fait d'accord sur le fait que ce n'est pas parce que quelque chose ne s'est jamais produit (être directement n° 1) qu'elle ne peut pas se produire. Mais comme dirait l'inspecteur Columbo, c'est juste l'accumulation de 'petits détails' qui m'interpelle dans cette histoire. L'auteur de brtfs fait mieux que les autres du premier coup ? D'accord pour moi ! Mais a-t-il choisi de ne pas décliner son identité, de prendre un surnom en forme de clin d'oeil provocateur et son site internet a-t-il un côté très second degré, du style 'bienvenu camarade syndiqué !' ? Je suppose qu'il a expliqué le fonctionnement de son code source. Je suis également prêt à parier que personne ne l'a accusé d'avoir tout pompé sur quelqu'un d'autre. Le problème ici est juste une accumulation atypique : un programmeur qui déclare ouvertement que son code a été repompé, les diffuseurs du code litigieux qui ne communiquent pas leur identité, qui ne se défendent pas de la grave accusation de plagiat portée contre eux, dont le site internet ressemble plus à une plaisanterie qu'autre chose, avec une façon de présenter leur code bien à eux, le tout directement numéro 1 du hit parade et... tout est normal. Mon côté paranoïaque doit me jouer des tours !
3) Le troisième point est plus intéressant car complètement à double tranchant :
- supposons que je sois l'auteur de Rybka. Le code source de Robbolito est disponible. On peut donc comparer. Sans avoir besoin de dévoiler tous mes secrets, je présente une partie de mon code source (au besoin à des tiers arbitres pour ne rien dévoiler publiquement) pour mettre à jour l'imposture. Clair, net et sans bavure. Je trouve très étonnant que l'auteur de Rybka reste ainsi les bras croisés. C'est un excellent point en faveur de Robbolito.
- supposons que je sois l'auteur de Robbolito. J'ai bossé dur, je n'ai rien à me reprocher. Qui ne se défendrait pas bec et ongle ? Je révèle mon identité, produit toutes explications utiles sur le fonctionnement de mon programme, met en demeure la personne qui m'accuse quand même d'être un voleur de prouver ses dires. Si je suis parfaitement clean, l'auteur de Rybka est mal. Pourquoi le ou les auteurs de Robbolito se laissent accuser ainsi ?
Par conséquent, il n'y a rien de vraiment clair dans cette histoire.
C'est pourquoi j'en reviens à Stockfish ! Plus fort que n'importe quel humain, presqu'aussi fort que Rybka 3, 32 bits, 64 bits, jusqu'à 8 CPUs, code ouvert et documenté, libre, toujours en plein développement, multiplateformes, équipe de développement apparemment très sympa, aucune polémique. Même si ce n'est pas le plus fort, c'est déjà pas mal. Et jouer contre un très fort module peut quand même être fun. Il faut pour cela jouer avec handicap, comme au 19ème siècle. Prenez les blancs, donnez-lui les noirs et enlevez lui par exemple le cavalier b8. En partie rapide vous aurez des sueurs froides, mais c'est parfois jouable.