• [^] # Re: Detail un peu plus

    Posté par . En réponse au journal Firefox va faire un bon en avant.. Évalué à 2.


    Si on proscrit les brevets logiciels, qu'est-ce qui empêche de faire de la rétro-ingénierie du code pour repomper les logiciels et pas seulement à des fins d'interopérabilité ?
    Les brevets ne sont pas actuellement en vigueur sur le logiciel et pourtant cette chose est déjà interdite par ... le droit d'auteur. Le droit d'auteur contrôle le plagiat, le brevet contrôle la matérialisation des idées. Dans un cas tu peux interdire la copie brutale d'une implémentation d'un procédé, dans l'autre tu peux interdire l'usage d'un procédé tout court.
    Autre chose intéressante, le droit d'auteur est immédiat et sans dépôt, le brevet est valide qu'après dépôt.


    Merci pour tes éclaircissements et rappels sur la législation.
    Mais tu conviendras que malgré tout, la situation n'est pas si claire et reste toujours à l'appréciation du juge et de son arbitraire et que ce qui est à défendre est le droit moral. Le reste n'est que pure artifice et c'est aux auteurs de trouver le moyen de tirer un revenu de leur création sans limiter la liberté d'autrui.

    J'aimerais que ceux qui en appellent ici à la liberté et aux droits naturels à tout va pour battre en brèche les droits sociaux poussent leur raisonnement juqu'au bout et l'appliquent également à l'immatériel et à ce droit de propriété intellectuelle pour le moins artificiel et certainement naturel.
    C'est tellement facile de ne retenir que ce qui nous arrange.
    (Je ne vise personne en particulier)

    Pour rappel

    Le point de vue libertarien réfute aussi cette vision et autorise le plagiat.
    Il n'est question que de droit moral.
    Selon certains libertariens, la situation est la même dans le domaine du droit d'auteur pour les oeuvres de l'esprit. Le plagiat ne saurait être interdit, il revient donc à l'auteur de trouver préalablement le "moyen d'exclure" adéquat, et au client de faire preuve de circonspection. L'antériorité n'est pas une garantie légale, mais peut constituer une garantie pratique, le plagiaire qui ferait passer pour sienne une oeuvre déjà publiée risquant surtout le ridicule ou le mépris. Comme l'exprime Tom Palmer :

    Les droits de propriété sur les objets tangibles ne restreignent pas du tout la liberté, seulement l'action. Les droits de propriété intellectuelle, en revanche, restreignent réellement la liberté.