J'ai tenté l'aventure Hurd vers 2005 et je regarde de temps en temps (i.e. tous les 6 mois) si le projet avance.
J'avais à l'époque passé une semaine (mais je faisais pas ça toute la journée non plus) pour installer une version minimaliste de Hurd. Il y avait plein de scripts buggés mais la minuscule communauté avait du répondant.
Le gros gros problème, c'est que le support matériel est très très réduit. Aujourd'hui, j'installerais le tout dans une machine virtuelle standard. A l'époque, je n'avais pas de support pour ma carte réseau, et je devais tout récupérer depuis un linux standard avant de faire passer les paquets sur le Hurd,...
Malheureusement, le support matériel n'a pas avancé et c'est normal. Personnellement, je pense que le Hurd est un projet disons fondamentaliste mais pas dans un sens péjoratif, mais au sens que ça n'est pas un système (en tout cas actuellement) dont l'architecture est contrainte par les applications actuelles, les demandes des utilsateurs lambda, et les contraintes de la vie de tous les jours. Sinon, pourquoi ne pas prendre un linux ou un bsd ?
Non, le Hurd part d'une démarche plus théorique, plus esthétique (dans la façon dont l'architecture est pensée et implémentée). C'est comme une belle preuve d'un théorème de mathématique, ça sert à rien aujourd'hui (mais ça peut servir dans un future éloigné), et pourtant intelectuellement, c'est le graal.
Du coup, les développeurs ne vont pas travaillés sur le support matériel, avant d'avoir complétement finalisé un micro noyau fantastique. En fait, une partie du support matériel du Hurd est obtenu à partir de «glue» codes, qui traduisent les drivers linux en drivers compatibles Hurd. Sauf que ça marche pas parfaitement et qu'il faut bidouiller, et que le «glue» code doit suivre les changements majeurs du noyau linux etc...
Voilà ma pensée du jour sur le Hurd. Note que je suis le projet de très loin et il y a certainement des membres plus actifs qui ont un avis radicalement opposé.
# Hurd experience
Posté par argt . En réponse au journal Arch Hurd: Nouveau projet autour de GNU/Hurd. Évalué à 10.
J'avais à l'époque passé une semaine (mais je faisais pas ça toute la journée non plus) pour installer une version minimaliste de Hurd. Il y avait plein de scripts buggés mais la minuscule communauté avait du répondant.
Le gros gros problème, c'est que le support matériel est très très réduit. Aujourd'hui, j'installerais le tout dans une machine virtuelle standard. A l'époque, je n'avais pas de support pour ma carte réseau, et je devais tout récupérer depuis un linux standard avant de faire passer les paquets sur le Hurd,...
Malheureusement, le support matériel n'a pas avancé et c'est normal. Personnellement, je pense que le Hurd est un projet disons fondamentaliste mais pas dans un sens péjoratif, mais au sens que ça n'est pas un système (en tout cas actuellement) dont l'architecture est contrainte par les applications actuelles, les demandes des utilsateurs lambda, et les contraintes de la vie de tous les jours. Sinon, pourquoi ne pas prendre un linux ou un bsd ?
Non, le Hurd part d'une démarche plus théorique, plus esthétique (dans la façon dont l'architecture est pensée et implémentée). C'est comme une belle preuve d'un théorème de mathématique, ça sert à rien aujourd'hui (mais ça peut servir dans un future éloigné), et pourtant intelectuellement, c'est le graal.
Du coup, les développeurs ne vont pas travaillés sur le support matériel, avant d'avoir complétement finalisé un micro noyau fantastique. En fait, une partie du support matériel du Hurd est obtenu à partir de «glue» codes, qui traduisent les drivers linux en drivers compatibles Hurd. Sauf que ça marche pas parfaitement et qu'il faut bidouiller, et que le «glue» code doit suivre les changements majeurs du noyau linux etc...
Voilà ma pensée du jour sur le Hurd. Note que je suis le projet de très loin et il y a certainement des membres plus actifs qui ont un avis radicalement opposé.