Je n'aime pas l'amalgame qui a été fait entre téléchargement et logiciels libres.
Dans le cas d'HADOPI, personnellement ce n'est pas le téléchargement ou le partage de fichiers sous droit d'auteur qui me pose problème. Mais bien plutôt les effets collatéraux de cette loi qui font une attaque contre les utilisateurs de logiciels libres :
- le fameux "mouchard HADOPI", qui est décrit comme étant le seul moyen de prouver son innocence : Rien n'indique qu'il ne pourra fonctionner sur nos distributions Linux. Et de toute façon, je n'installerai pas un gros binaire closed-source dans ma machine
- le risque d'erreur ("faux positifs") des mécanismes de surveillance d'HADOPI sont énormes. Il y a quelques années, un organisme de type de la BSA avait sommé un serveur FTP publique d'être fermé. La raison ? Il partageait un binaire d'Office. Mais en lisant le courrier envoyé, il était reproché de partager un programme "openoffice.msi", et non pas un MS Office... L'organisme expéditeur de la missive a bien évidement fait sont méa culpa, mais cela montre les risque d'erreurs pour les mécanismes de collecte d'informations automatisés
- toutes les dérives concernant le filtrage du web. On a bien vu (notamment en Australie) que que les blacklistages "à la hache" d'adresses IP, de serveurs, de DNS, ont un bon taux de "faux positif", quand ils ne servent carrément pas à faire de la censure pure et simple (même sur des sujets qui n'ont rien à voir avec le téléchargement illicite).
Donc pour moi, l'action de la Quadrature du net va dans le sens de la protection du logiciel libre.
[^] # Re: 2 cents
Posté par Olivier (site web personnel) . En réponse au journal La quadrature du net en difficulté. Évalué à 7.
Dans le cas d'HADOPI, personnellement ce n'est pas le téléchargement ou le partage de fichiers sous droit d'auteur qui me pose problème. Mais bien plutôt les effets collatéraux de cette loi qui font une attaque contre les utilisateurs de logiciels libres :
- le fameux "mouchard HADOPI", qui est décrit comme étant le seul moyen de prouver son innocence : Rien n'indique qu'il ne pourra fonctionner sur nos distributions Linux. Et de toute façon, je n'installerai pas un gros binaire closed-source dans ma machine
- le risque d'erreur ("faux positifs") des mécanismes de surveillance d'HADOPI sont énormes. Il y a quelques années, un organisme de type de la BSA avait sommé un serveur FTP publique d'être fermé. La raison ? Il partageait un binaire d'Office. Mais en lisant le courrier envoyé, il était reproché de partager un programme "openoffice.msi", et non pas un MS Office... L'organisme expéditeur de la missive a bien évidement fait sont méa culpa, mais cela montre les risque d'erreurs pour les mécanismes de collecte d'informations automatisés
- toutes les dérives concernant le filtrage du web. On a bien vu (notamment en Australie) que que les blacklistages "à la hache" d'adresses IP, de serveurs, de DNS, ont un bon taux de "faux positif", quand ils ne servent carrément pas à faire de la censure pure et simple (même sur des sujets qui n'ont rien à voir avec le téléchargement illicite).
Donc pour moi, l'action de la Quadrature du net va dans le sens de la protection du logiciel libre.