• [^] # Re: Faîtes du TOR au gouvernement chinois...

    Posté par . En réponse au journal Fermeture prochaine de Google Chine?. Évalué à 2.

    Et à T=1+n toute information est impossible à concevoir sans devoir se soumettre à l'information volé en T=1.
    Heu, normalement non, si les règles du jeu sont respectées. Ce qui est sous licence libre, ou dans le domaine public, à l'instant T, le reste à T+1 même si quelqu'un en a dérivé quelque chose de privateur.
    On le voit avec le code BSD: il a été réutilisé dans des logiciels propriétaires, mais si tu repars des sources BSD tu peux faire autre chose avec.

    Bien sur que si, à moins que tu prétende pouvoir produire toutes les informations physiquement réalisable de manière quasi-instantanné. Le cerveau humain à ses limites.
    Oui, mais ce n'est pas pour autant que la décision de quelqu'un, de produire une ressource, puis d'y restreindre l'accès, empêche les autres de produire eux aussi des ressources.
    Si j'ai bien compris, tu reproches à des gens le fait de produire une ressource et de ne pas en ouvrir l'accès. Mais ils font ce qu'ils veulent avec leur cerveau, bon sang! Même si tu considères leur travail comme tellement privateur qu'il en devient inutile, c'est au pire des cas comme s'ils n'avaient _rien_ fait. Si j'utilise les ressources de mon cerveau pour jouer à un jeu vidéo pendant 2H, tu vas venir frapper à ma porte et me reprocher de gaspiller ma capacité de production, alors que je pourrais me rendre utile?

    C'est évidemment faux, les brevets sur des idées triviales connus depuis longtemps sont légion. Le brevetage pharmaceutique de solutions traditionnels est du domaine du connu.
    Oui, on est d'accord sur ce point. Mais les abus d'usage de la PI ne sont pas, à eux seul, un argument permettant de la rejeter en bloc. Dans les cas que tu cites, il s'agit, primo, d'une idée (donc de brevets, pas de droits d'auteur sur une production nouvelle), et deuxio, de droits que quelqu'un s'arroge sur une idée qui lui était antérieure.

    Ces salauds de pauvres qui se laissent racketer, c'est tout leur faute si je comprends bien.
    Ce n'est pas du racket, et oui c'est de leur faute. On parle de ressources qui sont totalement optionnelles, là. Et ce, d'autant plus qu'il existe des ressources libres permettant d'assurer les besoins "de base".
    Si tu fais passer ton superflu avant ton essentiel, tu ne peux t'en prendre qu'à toi même. Les divertissements, qu'il s'agisse de films, musiques, jeux vidéos, ne font pas partie de l'essentiel.
    Si pour taper ton courrier, tu

    Pourquoi quelqu'un respecterait-il les règles d'une société qui ne me permet même pas d'assouvir ses besoins ?
    Si la société te permet d'assouvir tes besoins vitaux, et te propose, en supplément, des distractions facturées au prix fort, je ne vois pas ce qui te donnerait une raison de te plaindre, ou de penser que quelque chose te donne le droit d'accéder au superflu.

    Le monde existe. Les gens y vivent. J'arrive, je dis "Hé, j'ai fait un truc qui n'est pas destiné à assurer votre survie, mais à vous amuser. C'est destiné à assouvir votre gourmandise, et non votre faim. Si vous le voulez, faudra me payer, et cher." En quoi est-ce que je lèse autrui? C'est pas pire que si je n'avais rien à proposer, de toute façon. Si mon offre t'intéresse, on fait affaire. Si tu trouves que c'est "trop cher payé", passe ton chemin: tu n'y auras rien perdu.

    Dans ton histoire il semble aussi que tout dépend des choix de l'individu, alors que l'effet de ceux-ci sont clairement négligeable face au poids de l'existant où il nait et dont la situation ne résulte pas de ses choix.
    L'effet des choix de l'individu sont très loin d'être négligeables sur ses conditions de vie, du point de vue de son accession à des oeuvres privatives.
    Quand à l'existant, il n'est que la somme des choix de chaque individu accumulés. C'est une vision démocratique, en somme: des millions de gens ont décidé de soutenir, par leurs achats, par leur discours, par leur culture, par le relayage de mèmes, l'industrie de la production d'oeuvres privatives. Une poignée de gens pensent différemment, pas suffisamment pour influer sur le contexte général, mais assez pour faire des choix individuels différents et se ménager des conditions de vie différentes.
    En quoi est ce différent du fait que, si 80% des gens estiment qu'une loi est juste, alors elle s'applique à 100% de la société?
    Le contexte culturel des oeuvres privatives est même bien plus souple que le contexte démocratique: même si je considère qu'une loi est inepte et injustifiée, et que sa violation ne cause de tord à personne d'autre qu'à moi-même, je risque d'être sanctionné si je ne la respecte pas. Le poids de la masse va jusqu'à décider de ce que j'ai (par exemple) le droit de consommer comme drogues dans mon espace privé.
    Tandis que, même si l'immense majorité des français pense que Avatar est un film qu'il est indispensable d'aller voir, ça ne me force pas à aller le voir pour autant, ni à en penser du bien.

    Si le poids de l'existant, conséquence du choix de la masse, te semble intolérable quand il s'agit de ressources superflues et facultatives, alors tu devrais honnir la démocratie, qui fait peser des contraintes incontournables sur des questions essentielles. Non?

    THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.