tout est une question très manichéenne de bien et de mal (si,si...).
Effectivement, Freenet peut servir à faire le mal et dans ce cas, on peut légitimement vouloir porter plainte sauf que ça ne fonctionne pas à cause de l'anonymisation.
Mais inversons les rôles. Dans le cas des chinois, c'est le gouvernement (celui qui fait appliquer et fait voter les lois) qui fait le mal, à savoir empêcher la liberté d'expression d'idées qui sont plutôt positives (du moins percues comme telles en dehors de ce pays).
Mais dans ce cas également, on ne peut pas porter plainte. On ne peut pas déposer plainte contre un gouvernement qui viole un principe de liberté issu d'une autre société (droits de l'homme dans la société occidentale) ! Dans cette société autoritaire (enfin, je n'y suis jamais allé), le gouvernement est à la fois juge et parti: le combat est inégal et le droit du citoyen n'est pas assuré (rapport de puissance du même niveau que celui d'une bactérie seule contre 1L d'antibiotiques). Je n'ai jamais entendu publiquement qu'un dissident chinois avait saisi le tribunal administratif du coin pour gueuler parce que sa connexion Internet était filtrée et que le gouvernement capturait et analysait l'ensemble de ses paquets. Alors que j'ai plus souvent entendu que le gouvernement chinois mettait en prison les dissidents chinois pour acte de "terrorisme", simplement parce qu'ils criaient "Vive le Tibet Libre!" ou "Souvenez-vous de Tien-Anmen!".
Du coup, ça change toute la donne: pour moi, le droit de vote est bien différent du fait de porter plainte contre quelqu'un même si, au final, il peut apporter une forme de sanction. Il ne doit pas servir à ça mais bien à choisir des représentants, à déléguer le pouvoir issu du peuple ou à prendre des décisions directement (cas des référendums).
D'ailleurs ce droit de vote est finalement assez restrictif même dans un pays démocratique comme le nôtre: à une certaine époque, les femmes ne votaient pas et que dire du vote des résidents étrangers ?
Il faut donc un moyen pour le citoyen de pouvoir faire face et s'opposer aux décisions d'un gouvernement qui fait le mal. Dans nos pays, on appelle ça une opposition mais encore faut-il qu'elle puisse agir sur le gouvernement en place.
Du coup, dans le cas de la Chine, je considère que l'utilisation d'un logiciel d'anonymisation est un moyen de défense légitime contre un gouvernement contre lequel on ne peut pas se défendre par un moyen légal, légitime et encadré.
[^] # Re: Faîtes du TOR au gouvernement chinois...
Posté par Médéric RIBREUX (site web personnel) . En réponse au journal Fermeture prochaine de Google Chine?. Évalué à 3.
tout est une question très manichéenne de bien et de mal (si,si...).
Effectivement, Freenet peut servir à faire le mal et dans ce cas, on peut légitimement vouloir porter plainte sauf que ça ne fonctionne pas à cause de l'anonymisation.
Mais inversons les rôles. Dans le cas des chinois, c'est le gouvernement (celui qui fait appliquer et fait voter les lois) qui fait le mal, à savoir empêcher la liberté d'expression d'idées qui sont plutôt positives (du moins percues comme telles en dehors de ce pays).
Mais dans ce cas également, on ne peut pas porter plainte. On ne peut pas déposer plainte contre un gouvernement qui viole un principe de liberté issu d'une autre société (droits de l'homme dans la société occidentale) ! Dans cette société autoritaire (enfin, je n'y suis jamais allé), le gouvernement est à la fois juge et parti: le combat est inégal et le droit du citoyen n'est pas assuré (rapport de puissance du même niveau que celui d'une bactérie seule contre 1L d'antibiotiques). Je n'ai jamais entendu publiquement qu'un dissident chinois avait saisi le tribunal administratif du coin pour gueuler parce que sa connexion Internet était filtrée et que le gouvernement capturait et analysait l'ensemble de ses paquets. Alors que j'ai plus souvent entendu que le gouvernement chinois mettait en prison les dissidents chinois pour acte de "terrorisme", simplement parce qu'ils criaient "Vive le Tibet Libre!" ou "Souvenez-vous de Tien-Anmen!".
Du coup, ça change toute la donne: pour moi, le droit de vote est bien différent du fait de porter plainte contre quelqu'un même si, au final, il peut apporter une forme de sanction. Il ne doit pas servir à ça mais bien à choisir des représentants, à déléguer le pouvoir issu du peuple ou à prendre des décisions directement (cas des référendums).
D'ailleurs ce droit de vote est finalement assez restrictif même dans un pays démocratique comme le nôtre: à une certaine époque, les femmes ne votaient pas et que dire du vote des résidents étrangers ?
Il faut donc un moyen pour le citoyen de pouvoir faire face et s'opposer aux décisions d'un gouvernement qui fait le mal. Dans nos pays, on appelle ça une opposition mais encore faut-il qu'elle puisse agir sur le gouvernement en place.
Du coup, dans le cas de la Chine, je considère que l'utilisation d'un logiciel d'anonymisation est un moyen de défense légitime contre un gouvernement contre lequel on ne peut pas se défendre par un moyen légal, légitime et encadré.