• [^] # Re: Faîtes du TOR au gouvernement chinois...

    Posté par . En réponse au journal Fermeture prochaine de Google Chine?. Évalué à 8.

    Freenet saymieux ©

    Moins laconiquement:
    Freenet est plus difficile à bloquer. D'une part, parce qu'il se base sur le protocole UDP, alors que le parefeu chinois s'attaque essentiellement aux connexions TCP (en balançant des TCP RST). Filtrer de l'UDP, c'est plus difficile, à moins de carrément tout bloquer (mais la Chine ne peut pas forcément se priver de conférences audio/vidéo, de jeux en réseaux, de streaming..)

    De plus, Freenet utilise un port UDP aléatoire, histoire de brouiller encore plus les pistes.

    De plus, TOR fonctionne, si je ne m'abuse, en utilisant des listes de noeuds, fournis depuis des adresses IP identifiables et bloquables. Alors que Freenet a l'air capable de trouver d'autres freenautes "à l'aveuglette" sans demander une liste (si quelqu'un peut confirmer) à un ou des serveurs centraux.

    Enfin (mais c'est plus idéologique), Freenet n'offre pas d'ouverture sur l'Internet classique.
    On peut profiter de TOR sans l'installer, en pompant la bande passante et les adresses IP des gens qui ont pris la peine de l'installer. Tandis que Freenet fonctionne en réseau fermé: impossible de l'utiliser comme proxy pour être caché sur l'Internet "classique".
    J'oserais comparer Freenet à la licence GPL (tu peux prendre uniquement si tu donnes), et TOR à la licence BSD (tu peux prendre sans donner en retour).
    C'est ce qui m'avait découragé de continuer à faire tourner un noeud TOR: l'idée que ça puisse servir à des glands qui n'en ont strictement rien à faire des chinois, qui n'ont pas envie de prendre la peine de participer au réseau TOR, et dont le seul intérêt était de passer par TOR pour faire des conneries sans se faire prendre.

    Alors qu'avec Freenet, tu sais que chaque connexion qui vient est celle de quelqu'un qui, comme toi, utilises Freenet, et (en principe) a passé suffisamment de temps et investi suffisamment de ressources (disque, CPU, RAM, temps humain) dedans pour en faire quelque chose d'intelligent.

    Enfin, Freenet garantit un niveau de confidentialité plutôt élevé, et une très haute résistance à la destruction: chaque noeud Freenet stocke une partie du contenu de Freenet, ce qui fait qu'en cas de saisie/destruction d'un noeud, il y a de grandes chances pour que Freenet n'ait rien perdu.

    Contrairement à ce qu'on prétend, Freenet n'est pas un repaire de pédophiles (pas plus qu'Internet, n'est-ce pas M. Lefebvre?). Je l'ai parcouru pendant plusieurs semaines sans voir la moindre trace de pédopornographie (et très très peu de porno, moins que sur le Web commercial blindé de pubs). Son contenu est essentiellement informatif et politique, avec des freesites très sobres (enfin débarrassé du bling bling en Ajax à 2Mo la page, rien que pour ça ça vaut le coup), en général correctement rédigés, et dont on comprend qu'on ne trouvera jamais un tel contenu sur le Web ordinaire. Je n'en dirais pas plus, je vous laisse découvrir.

    Bref, Freenet c'est bon, mangez-en. Et pas pour gaspiller de la BP et de l'espace disque en copiant les dernières productions audiovisuelles à la mode: y'a mieux à faire avec la liberté d'expression.

    Ah, j'oubliais: Freenet est certes en Java, mais tourne parfaitement sur OpenJDK, vous n'avez pas à renier vos éventuelles convictions de libriste pour en faire partie.

    THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.