• [^] # Re: Pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer?

    Posté par . En réponse au journal Le jeu auquel vous ne jouerez pas. Évalué à 6.

    Il y a 10 ans, quand je parlais d'IRC et de messagerie instantanée à des gens pour qui Internet était quelque chose de très abstrait, on m'expliquait que c'était bien beau de pouvoir parler avec des gens du monde entier, mais est-ce que je ne trouvais pas ça un peu triste de ne même pas savoir qui étaient mes voisins de pallier ? [1] Donc oui, j'ai bien eu droit au couplet sur le manque de « socialisation » provoqué par Internet et les systèmes de discussion en ligne en règle générale (et peu importe si au final j'ai rencontré des centaines de personnes en chair et en os grâce à ce médium).

    « Que l'informatique soit un vecteur de dé socialisation, oui, dans les années 70 et 80, effectivement, à part les NERDs et les professionnels, y'avait pas grand monde qui s'y intéressait, donc, les gars qui passait tout leur temps dans une cave, forcément... »

    N'importe quoi. Des geeks et des nerds, y'en a toujours eu, simplement pas pour les mêmes technologies. Au début du XXè siècle, c'était plutôt autour de l'automobile et de la mécanique que ça tournait. Les gens étaient tous aussi obsédés par ça que nous par l'info. Simplement l'info a un aspect plus « abstrait », qui parle moins aux gens. Donne-nous encore 50 ans, et une proportion non négligeable de gens verront à peu près ce qu'est un microprocesseur, la RAM, un disque dur, et quel est le rôle de chacun dans le fonctionnement de leur ordinateur (exactement comme pour l'embrayage, les freins ou le carburateur dans une voiture de nos jours).


    [1] La réponse était -- et est toujours -- non : j'ai bien plus d'affinités avec certaines personnes venant de Pologne « rencontrées » sur le net qu'avec mon voisin d'en face qui répond à peine quand je lui dis bonjour.