• # Vive les moutons

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal « Beeeh » : une histoire de mouton.. Évalué à 2.

    D'un autre côté, ne pourrais t-on pas dire que la propension humaine à être un mouton est fondamentale à notre espèce. Je m'explique; la base de la société humaine étant le groupe (l'homme est un animal social), chacun préfère une situation où il suit un groupe qui ne
    partage pas son point de vu, plutôt que d'être cohérent avec lui même, mais tout seul...

    Prenons un exemple plus concret, le développement de logiciel libre : si à chaque différent la communauté forke, aucun projet libre ne pourrais être viable. Tu vas me répondre, oui mais on peut s'opposer au fork sous la seule influence de la logique et dans ce cas là, être mouton n'est pas nécessaire. De deux choses l'une:

    — tout d'abord l'homme n'est pas un animal qui ne fonctionne que sous l'influence de la raison; et heureusement ! Nous ne sommes pas des machines. Sans cette attirance vers le groupe, chaque homme s'opposerait à la raison et ferai cavalier seul en suivant ses bas instincts. La sélection naturel nous à gentiment débarrassé de ces égoïstes inopportuns, qui préfèrent leur nombril au groupe.

    — ensuite, lorsque l'homme fait un choix, il prend cause de manière déraisonné pour ce choix [1]. Ainsi le choix entre gnome et Kde ou emacs et Vi, pour la plupart d'entre nous ne s'est pas fait sur des critère parfaitement objectif et les raisons réelles du choix ne sont pas toujours très pertinente. Mais pourtant on est tous prêt à défendre notre choix bec et ongles. Et ce comportement à deux heureuses conséquences: premièrement les trolls du vendredi mais surtout, cela nous évite du perdre du temps à changer d'avis aussi fréquemment qu'un politicien.

    Pour conclure, même si la tendance moutonnière de notre espèce à de nombreux effets indésirables, elle est nécessaire àmha à la fondation de toutes société humaine.


    [1] Pour plus de détail, je vous conseille le livre «Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens».