• [^] # Re: Une très bonne nouvelle !

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal And then they were four .... Évalué à 4.

    En France nous reversons entre 30% et 50% de notre "production personnelle" à l'état.


    Je suis bien d'accord avec tes guillemets. De mon point de vu, la finance n'est qu'une vue de l'esprit qui aide à l'organisation logistique d'actions répondant à un peu à une partie des besoins humains et beaucoup à des désirs* humain.

    Je dit une partie des besoins, car il est clair que la finance n'aide pas à résoudre les besoins émotionnels.

    Toutes les heures que je passe à travailler mes liens sociaux, ou à apprendre des choses, l'état ne m'en prive en rien.

    * Pour faire simple, je distingue besoin/désir par la satisfaction d'un besoin est vital, pas celle du désir.

    Si je ne "consomme" pas de la route ou de l'école, je perds ma part d'impôts investi là-dedans. Par exemple si je souhaite donner à mes enfants une éducation strictement privée (ahhhh, une secte. Non je pense à autre chose), alors je perds cette partie d'impôt. Si je décide de ne pas utiliser le service des urgences ou de la sécurité sociale, je perds mon "investissement en impôts".


    C'est pas parceque ça n'es pas directement profitable que ça ne l'est pas du tout. La route même, si quelqu'un ne l'utilises pas en personne, est utilisé par les camions qui transportent des marchandises qu'il achète, permet à ses amis/sa famille qui habitent loin de venir le voir.

    Si on ne fourni pas d'éducation à ceux dont les parents n'ont pas les moyens de dépenser de l'argent dans des cours privés, ces personnes ont toutes les chances de finir avec la mentalité «lui plein de richesses, moi pauvre, moi lui éclater la gueule, moi plus pauvre».

    De même pour le sanitaire, si on vit dans une société insalubre, cela à toutes les chances d'avoir des répercussions néfastes sur soi.

    Sauf à vivre en autarcie au fin fond de nul part (mais alors on aura pas vraiment de problèmes fiscaux), pour peu que ce soit encore possible, on ne peut pas faire comme si l'on vivait tout seul quand ça nous arrange, tout en nous accaparant plein de privilèges auxquelles on ne pourrait pas avoir accès si on devait tout faire soi-même.

    Si je regarde mon modeste nombril, j'ai intérêt à consommer un certain nombre de choses suite à des décisions de l'état.


    Pas forcément. Si une réflexion nous amène à penser que consommer comme l'induit la décision de l'état est à terme nuisible pour soi même (que ce soit directement ou indirectement à travers les conséquences de ce que cela implique pour les autres) et les autres**, alors on à tout intérêt à tout faire pour que la décision de l'état ne soit suivi par personne.

    **Car on a un besoin de satisfaction de ses pulsions emphatiques. Dans l'autre on se voie soi. Sauf à être ce que j'appellerai un handicapé émotionnel, on ne peut pas vivre l'esprit tranquile dans une société où des gens crèvent de faim, de maladie, etc. devant son pallier. Bien sûr on peu traiter le symptôme plutôt que le problème en faisant en sorte que les «salauds de pauvres» ne traînent plus près de chez soi.