« Euh, d'une part je comprend pas pourquoi je me fais moinsser pour dire que selon moi la SFLC devrait demander quand même, d'autre part je rappelle que l'idée de changer de licence avait été évoquée pour le noyau linux il y a pas si longtemps, un ou deux ans ptet. »
Quel rapport entre faire respecter un logiciel publié sous licence GPL et changer la licence du logiciel ?
« Il en résultait que ça n'était pas possible, car on ne pouvait contacter tous les patcheurs pour leur demander s'ils acceptaient de changer la licence de leurs modifications. »
C'est tout à fait exact, mais j'ai du mal à comprendre ton besoin de rapprocher le besoin de changer la licence d'un projet avec le respect d'un précédent travail déjà publié sous une licence précisée au moment de la distribution. Le code distribué ne peut pas se voir appliquer un changement de licence. Sinon, cela veut dire que n'importe qui peut te donner un logiciel (libre ou propriétaire) et t'imposer de nouvelles conditions à tout moment sans te demander ton accord auparavant.
Donc non je ne peux pas être d'accord avec ton affirmation, aussi nuancée soit-elle :
« [...] il peut décider de changer la licence de son programme (dont il a le copyright), même les anciennes versions [...] »
« Si malgré tout, la SFLC leur cherche des noises pour une version qui n'est plus utilisée, [...] »
Les produits présentés dans la plainte sont toujours en vente, et il y a donc des acheteurs qui vont utiliser le code distribué dans le produit avec la licence choisie au moment de la conception du logiciel. La version défendue du logiciel est donc utilisée. Ensuite c'est au tribunal d'estimer la qualité des preuves fournies, notamment le numéro de version (difficile si le code a été altéré et la référence supprimée).
« Si je fais tomber 2 euros, qu'un clochard les ramasse et s'achète à bouffer, de quel droit toi ou la SFLC, vous allez engueuler le pauvre gars, si moi ça ne me dérange en fait pas qu'il utilise cet argent pour lui ? »
Effectivement, personne n'a rien à dire, vu que tu as agit délibérément en abandonnant ta (tes) pièce(s) sur le domaine public.
Dans le cas d'un logiciel protégé par la licence GPL, l'auteur a fait le choix délibéré de ne pas laisser traîner sa contribution dans la nature mais la dépose en lui adjoignant une protection. Pour reprendre ton analogie (même si ça ne peut pas être parfait bien matériel/immatériel), cela correspondrait à déposer tes 2 euros dans un coffre fort sur la voie publique. Et qu'ensuite tu donnes le code pour y accéder à une connaissance en lui demandant de toujours laisser les 2 euros dans le coffre mais en le laissant libre de faire ce qu'il veut, rajouter de l'argent, modifier les pièces, peindre le coffre fort, .... tout en le contraignant à donner les mêmes libertés s'il donne le code d'accès à une autre personne.
Un justiciable aurait évidemment le droit de se plaindre s'il constate quelqu'un forçant le coffre fort avec un pied de biche.
[^] # Re: Nonnnc
Posté par Nicolas S. . En réponse au journal Bruce Perens, l'auteur de Busybox, s'exprime sur l'affaire. Évalué à 2.
Quel rapport entre faire respecter un logiciel publié sous licence GPL et changer la licence du logiciel ?
« Il en résultait que ça n'était pas possible, car on ne pouvait contacter tous les patcheurs pour leur demander s'ils acceptaient de changer la licence de leurs modifications. »
C'est tout à fait exact, mais j'ai du mal à comprendre ton besoin de rapprocher le besoin de changer la licence d'un projet avec le respect d'un précédent travail déjà publié sous une licence précisée au moment de la distribution. Le code distribué ne peut pas se voir appliquer un changement de licence. Sinon, cela veut dire que n'importe qui peut te donner un logiciel (libre ou propriétaire) et t'imposer de nouvelles conditions à tout moment sans te demander ton accord auparavant.
Donc non je ne peux pas être d'accord avec ton affirmation, aussi nuancée soit-elle :
« [...] il peut décider de changer la licence de son programme (dont il a le copyright), même les anciennes versions [...] »
« Si malgré tout, la SFLC leur cherche des noises pour une version qui n'est plus utilisée, [...] »
Les produits présentés dans la plainte sont toujours en vente, et il y a donc des acheteurs qui vont utiliser le code distribué dans le produit avec la licence choisie au moment de la conception du logiciel. La version défendue du logiciel est donc utilisée. Ensuite c'est au tribunal d'estimer la qualité des preuves fournies, notamment le numéro de version (difficile si le code a été altéré et la référence supprimée).
« Si je fais tomber 2 euros, qu'un clochard les ramasse et s'achète à bouffer, de quel droit toi ou la SFLC, vous allez engueuler le pauvre gars, si moi ça ne me dérange en fait pas qu'il utilise cet argent pour lui ? »
Effectivement, personne n'a rien à dire, vu que tu as agit délibérément en abandonnant ta (tes) pièce(s) sur le domaine public.
Dans le cas d'un logiciel protégé par la licence GPL, l'auteur a fait le choix délibéré de ne pas laisser traîner sa contribution dans la nature mais la dépose en lui adjoignant une protection. Pour reprendre ton analogie (même si ça ne peut pas être parfait bien matériel/immatériel), cela correspondrait à déposer tes 2 euros dans un coffre fort sur la voie publique. Et qu'ensuite tu donnes le code pour y accéder à une connaissance en lui demandant de toujours laisser les 2 euros dans le coffre mais en le laissant libre de faire ce qu'il veut, rajouter de l'argent, modifier les pièces, peindre le coffre fort, .... tout en le contraignant à donner les mêmes libertés s'il donne le code d'accès à une autre personne.
Un justiciable aurait évidemment le droit de se plaindre s'il constate quelqu'un forçant le coffre fort avec un pied de biche.