• [^] # Re: La GPL est là pour les utilisateurs

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Bruce Perens, l'auteur de Busybox, s'exprime sur l'affaire. Évalué à 4.

    Mais il est assez rare que je prenne le temps de le contacter, en privé, pour l'aider à se mettre en règle avec la GPL.

    Tu peux aussi aller plus loin et "suggérer" que les firmwares distribués sous le manteau^W^W^Wdans les CD de pilotes soient sous une licence libre (si possible) ou au minimum sous une licence permettant la distribution par quiconque (et notamment les distributions GNU/Linux ou *BSD), au pire dans une section "non-free".
    C'est ce que j'avais été amené à faire avec ADI puis Ikanos (après le rachat de l'activité ADSL) pour le modem USB fast 800 à base de chipset Eagle
    http://atm.eagle-usb.org/wakka.php?wiki=NewsFr200611IkanosPr(...) (ça c'est le résultat, une licence BSD mais sans le code source :/ et non rétro-actif sur les précédentes versions, malheureusement).
    Le suivi de l'époque http://wiki.eagle-usb.org/wakka.php?wiki=FollowUpADI et la synthèse proposée pour tenter d'avoir le firmware sous licence GPL (avec le code source donc...) http://dev.eagle-usb.org/wakka.php?wiki=DeveloppementGPL

    Bon, la chance que nous avions eu à l'époque, c'est que le pilote en lui-même était déjà sous licence GPL, ne manquait que le firmware...
    Il n'a jamais été question de tribunal heureusement, le travail préliminaire de rajout des entêtes aux sources du pilote ayant été fait (ensuite, Sagem a aidé à faire prendre en compte notre fork du module qui fonctionnait avec le kernel 2.6 contrairement à celui du constructeur qui ne fonctionnait qu'avec le kernel 2.4). Les interlocuteurs que nous avions étaient de bonne volonté (bon ce n'était pas l'engouement fou pour le libre non plus hein, mais je les ai trouvé professionnels sur ce sujet et prêts à prendre en compte les suggestions ; quand j'avais eu le chef de projet Sagem au téléphone, sa décision du choix de "notre" pilote était surtout "parce que ça marche" et concernant le firmware, il n'avait pas le besoin particulier d'avoir une licence claire, ce sujet ayant été contractualisé avec le constructeur).

    Ce qu'il faut savoir, c'est que le rajout d'une licence à un existant n'est pas si facile, cela passe généralement par la case juriste (donc du temps).
    Si la licence est pré-existante, je ne vois pas pourquoi les constructeurs ne la respecteraient pas, ils ont tout à y perdre et la démarche du SFLC me paraît cadrée (moins embêtante en tout cas que le "three strikes" promu dernièrement dans une certaine loi). Simplement, il leur faut escalader correctement en interne et plutôt que de prendre peur, gérer le point et se mettre en conformité (ce qui peut prendre du temps il est vrai, même si mettre en ligne du code source reste relativement simple... hormis s'il faut commander un nouveau serveur, utiliser les canaux existants est franchement le plus simple).

    Le tout est de ne pas s'épuiser, être factuel dans les échanges (en rappelant ce que le libre apporte) et un peu insistant (mais pas trop) et ne pas oublier de demander des délais (permettant de savoir quand relancer, pas forcément pour mettre la pression mais plutôt pour avoir des points de visibilité pour savoir s'il y a quelque chose qui bloque). Cette démarche peut s'appliquer à des logiciels propriétaires (il suffit de voir l'exemple de code aster et code saturne chez EDF).