Il me semble que Bruce Perens est bien conscient de l'enjeu de la GPL et veut protéger les utilisateurs finaux et leur donner plus de liberté. Il n'a rien à redire sur la GPL qu'il défend au quotidien dans son activité professionnelle.
Le moyen qu'il a choisi pour que l'utilisateur final ait plus de libertés c'est de faire connaître la GPL auprès des entreprises pour que celles-ci les utilisent dans les produits qui seront ensuite vendus aux utilisateurs finaux.
Son principal reproche à l'action en cours, au delà de ses intérêts personnels et professionnels, concerne la méthode employée. Il est certain qu'un procès faits à plusieurs entreprises pour non respect de la licence GPL peut faire peur à bon nombre d'investisseurs et annuler le développement de produits utilisant de tels logiciels.
Et si il y a moins de produits à base de GPL sur le marché, alors il y a moins de libertés pour les utilisateurs finaux.
Ce qui doit être difficile à cerner pour lui comme pour le reste de la communauté, c'est la quantité de travail effectué par le SFLC en amont de la procédure. Pour ces 14 assignés en justice, combien de problèmes ont été résolus de manière discrète, quelques dizaines, centaines.
On ne le saura jamais car la discrétion est l'un des objectifs du SFLC en ce qui concerne les litiges régularisés à l'amiable.
Concernant ta question :
« Est-ce acceptable par la communauté du libre de laisser se développer la menace (établi) sur les libertés accordés par la GPL à tous les utilisateurs pour préserver l'activité économique d'un auteur ? »
Il me semble qu'ici l'activité économique de l'auteur est un outil pour la diffusion des libertés auprès des utilisateurs finaux. Effectivement on ne peut pas accepter de menacer les libertés pour le simple enrichissement personnel.
Mais au delà de ça, la communauté pourrait-elle accepter de moins taper sur les constructeurs non sensibilisés aux libertés que nous défendons, pour éviter que l'on se prive d'un vecteur important de la diffusion de ces libertés : les constructeurs de matériel.
Il me semble que si le SFLC assigne les 14 entreprises en même temps, c'est aussi pour éviter de faire trop de bruit en faisant 14 procès différents.
[^] # Re: La GPL est là pour les utilisateurs
Posté par Nicolas S. . En réponse au journal Bruce Perens, l'auteur de Busybox, s'exprime sur l'affaire. Évalué à 6.
Le moyen qu'il a choisi pour que l'utilisateur final ait plus de libertés c'est de faire connaître la GPL auprès des entreprises pour que celles-ci les utilisent dans les produits qui seront ensuite vendus aux utilisateurs finaux.
Son principal reproche à l'action en cours, au delà de ses intérêts personnels et professionnels, concerne la méthode employée. Il est certain qu'un procès faits à plusieurs entreprises pour non respect de la licence GPL peut faire peur à bon nombre d'investisseurs et annuler le développement de produits utilisant de tels logiciels.
Et si il y a moins de produits à base de GPL sur le marché, alors il y a moins de libertés pour les utilisateurs finaux.
Ce qui doit être difficile à cerner pour lui comme pour le reste de la communauté, c'est la quantité de travail effectué par le SFLC en amont de la procédure. Pour ces 14 assignés en justice, combien de problèmes ont été résolus de manière discrète, quelques dizaines, centaines.
On ne le saura jamais car la discrétion est l'un des objectifs du SFLC en ce qui concerne les litiges régularisés à l'amiable.
Concernant ta question :
« Est-ce acceptable par la communauté du libre de laisser se développer la menace (établi) sur les libertés accordés par la GPL à tous les utilisateurs pour préserver l'activité économique d'un auteur ? »
Il me semble qu'ici l'activité économique de l'auteur est un outil pour la diffusion des libertés auprès des utilisateurs finaux. Effectivement on ne peut pas accepter de menacer les libertés pour le simple enrichissement personnel.
Mais au delà de ça, la communauté pourrait-elle accepter de moins taper sur les constructeurs non sensibilisés aux libertés que nous défendons, pour éviter que l'on se prive d'un vecteur important de la diffusion de ces libertés : les constructeurs de matériel.
Il me semble que si le SFLC assigne les 14 entreprises en même temps, c'est aussi pour éviter de faire trop de bruit en faisant 14 procès différents.