Hier soir alors que j'étais devant la télé (je suis actuellement chez mes parents qui regardent cette chose à tout les repas) est passlé un reportage sur les compensation en CO2, genre les types qui vont se bronzer les testicules aux Comores parce que ça fait bien d'avoir des testicules bronzées aux Comores. Puis ces types, pris dans une crise écologique soudaine d'avoir pollué avec leurs gros avions, se déculpabilisent en reversant des piécettes à des associations chargées de faire des trucs vachement écobio.
Le reportage partait donc en utilisant les ficelles du moment (dégagement de CO2, effet de serres, exemple du bobo écolo généreux qui n'hésite pas à traverser le pays en dragster pour aller planter un chêne américain sur une plage des Landes, culpabilisation du pauvre qui n'a pas d'autre choix que de se chauffer à l'électrique parce qu'il n'a que sa dans sa location et que ce n'est pas écolo) puis soudain.. virage. On parle des mouvements de « sauver la nature » qui reposent sur rien de concret avec comme le terrible exemple de Coldplay qui reversa une partie de sa recette pour planter 10 000 manguiers afin de compenser les effets anti-écologiques de la production de son album. Manque de pot, la moitié des arbres meurent parce que pas suffisamment irrigués.
Enfin un reportage qui dénonçait grave. Relativement.
J'aime bien les arbres. C'est cool pour boire des bières fraiches à l'ombre et pisser sur le tronc quand on en a trop bu mais qu'en est-il de la pérennité de l'opération ?
Que fait-on pour que les homme n'aient plus envie de couper ces zones de vie ? Comment résout-on les problèmes économiques locaux ? Car c'est avant pour des raisons économiques qu'on abat la forêt (faire du charbon, planter des champs, exporter des bois précieux,...)
Ensuite, pour la technique : comment s'occupe-t-on du problème de l'érosion des sols, de l'irrigation ? Sont-ce des essences natives ? J'enrage quand je vois toutes les saloperies d'allumettes sur racines qu'a plantées l'ONF il y a 50 ans. On voit les effets : rien que des rejetons allumettes car les autres essences poussent mal au milieu des aiguilles ; érosion car pas assez d'humus et pas assez de racines rampantes pour le retenir.
La réponse au problème de la déforestation est complexe. J'aime les arbres autrement que pour pisser dessus et j'encourage les initiatives de ce genre mais j'émets des doutes sur leurs pérennités si on n'aborde que le côté « moi plus voir arbres, moi planter arbre ».
Donc, que faites-vous pour que les régions reboisées le restent ?
The capacity of the human mind for swallowing nonsense and spewing it forth in violent and repressive action has never yet been plumbed. -- Robert A. Heinlein
# Quid de la pérennité ?
Posté par téthis . En réponse au journal Madagascar brule, Visualisation des feux en 3D, et opération "Offrons un arbre à la Planète pour Noël". Évalué à 3.
Le reportage partait donc en utilisant les ficelles du moment (dégagement de CO2, effet de serres, exemple du bobo écolo généreux qui n'hésite pas à traverser le pays en dragster pour aller planter un chêne américain sur une plage des Landes, culpabilisation du pauvre qui n'a pas d'autre choix que de se chauffer à l'électrique parce qu'il n'a que sa dans sa location et que ce n'est pas écolo) puis soudain.. virage. On parle des mouvements de « sauver la nature » qui reposent sur rien de concret avec comme le terrible exemple de Coldplay qui reversa une partie de sa recette pour planter 10 000 manguiers afin de compenser les effets anti-écologiques de la production de son album. Manque de pot, la moitié des arbres meurent parce que pas suffisamment irrigués.
Enfin un reportage qui dénonçait grave. Relativement.
J'aime bien les arbres. C'est cool pour boire des bières fraiches à l'ombre et pisser sur le tronc quand on en a trop bu mais qu'en est-il de la pérennité de l'opération ?
Que fait-on pour que les homme n'aient plus envie de couper ces zones de vie ? Comment résout-on les problèmes économiques locaux ? Car c'est avant pour des raisons économiques qu'on abat la forêt (faire du charbon, planter des champs, exporter des bois précieux,...)
Ensuite, pour la technique : comment s'occupe-t-on du problème de l'érosion des sols, de l'irrigation ? Sont-ce des essences natives ? J'enrage quand je vois toutes les saloperies d'allumettes sur racines qu'a plantées l'ONF il y a 50 ans. On voit les effets : rien que des rejetons allumettes car les autres essences poussent mal au milieu des aiguilles ; érosion car pas assez d'humus et pas assez de racines rampantes pour le retenir.
La réponse au problème de la déforestation est complexe. J'aime les arbres autrement que pour pisser dessus et j'encourage les initiatives de ce genre mais j'émets des doutes sur leurs pérennités si on n'aborde que le côté « moi plus voir arbres, moi planter arbre ».
Donc, que faites-vous pour que les régions reboisées le restent ?
The capacity of the human mind for swallowing nonsense and spewing it forth in violent and repressive action has never yet been plumbed. -- Robert A. Heinlein