• # Reportage

    Posté par . En réponse au journal Libère toi la patate!. Évalué à 10.

    J'ai vu ce reportage hier soir et j'étais complètement consterné, pas par les "vérités qui dérangent" qu'ils se voyaient dénoncé, mais par les commentaires de la voix-off et la tournure du reportage.

    En gros, ils attaquent direct en disant que les patates maintenant sont traités, c'est pour ça qu'elle brille. Puis ils expliquent que le traitement consiste :
    - à les passer sous l'eau (et là, la voix-off insiste bien qu'il faut enlever la peau, WTF ??)
    - à les conserver au froid (faites chauffer l'économe, WTF ??)
    - à les conserver dans un gaz, sans dire lequel, mais je parie que si ça avait été un truc nocif, ils l'auraient dit. C'est probablement un gaz inerte, le même genre qu'on met dans les ampoules à incandescence, ou dans les paquets de salade tout prêt.

    Déjà ça commence fort, le mec commence à faire flipper tout le monde sur des fondements complètement absurde. L'eau, j'en bois tous les jours et je me porte bien merci. Il m'arrive même de nettoyer mes légumes avant de les manger ! Le froid aussi, tout les jours, j'ai plein de trucs dans mon frigo, et on va dire que ce genre de "technologie douteuse" a quand même bien rendu service à l'humanité.

    Ensuite on enchaîne sur les variétés de patates cultivés et développer avec une problématique (concrète, elle) sur la PI, le catalogue et tout (le mec va quand même jusqu'à parler "d'apprenti sorcier" pour des mecs qui font des patates ! Il ignore probablement que son bon blé, son bon maïs bio ne sont en rien plus "naturel" que les bonnes vieilles patates de mami).

    Le zénith est atteint quand il présente des indiens dans les Andes, qui bouffent de la patate toute la journée et que leur technique de conservation sont présenté comme "à faire palir le modernisme", alors que visiblement ils crèvent un peu la dalle et, comme ils sont obligés de bouffer de la patate à l'année, les écrase/déshydrate pour les conserver d'une saison à l'autre. Merci, mais mon archaïque frigo, je le garde. Sans frigo même, j'ai souvenir que ma maman arrivait très bien à conserver les patates (par centaines de kilo) toute une saison dans la cave.

    La salvation est toutefois venue avec la présentation d'un organisme qui collecte (et fournit gratuitement) des semences de patates, sous l'égide de l'ONU. Heureusement qu'il y avait ce passage là, le reste du reportage est amha à jeter.

    Je vais en remettre une couche, parce que ça tombe pile dans ma ligne de pensée sur les nouveaux hippie/écolo/branchouille. Ce reportage est clairement orienté dans cette veine un peu tendance, mais la majorité des arguments sont à jeter, car complètement à charge ou carrément loufoque.