Je gère mon image numérique de la même manière que je gère mon image IRL : ce sont mes actes que je choisi, pas leur visibilité.
J'ai utilisé le pseudo t2bs dans le passé et aujourd'hui j'utilise illwieckz que je suis le seul à utiliser, toute recherche mène à moi, et la plupart du temps mon nom y est associé (comme sur linuxfr).
J'essaie de ne pas écrire n'importe quoi, de ne pas publier n'importe quoi, et même s'il est vrai que d'autres peuvent publier ce que je ne publie pas, j'essaie de ne pas faire n'importe quoi, et c'est vrai même lorsque je suis tout seul et a priori seul témoin de mes actes.
Parce qu'en fait je n'ai jamais géré mon image, ni l'apparence de mes actes ni l'apparence de ma personne, je gère mes actes et ma personne. J'écoute juste ma conscience qui est le seul livre de ma bibliothèque que j'emmènerai dans ma tombe, a dit un certain Benoit_de_Nursie, et j'ajoute, le seul livre qui ne pourra jamais subir un seul autodafé.
La question du droit à l'oubli numérique est juste la question de l'extension au domaine numérique de l'autodafé de nos consciences.
Pour résoudre le problème de l'oubli numérique il suffit de replacer le jugement moral des actes non comme un regard extérieur à soi, le « regard des autres », le « ce qu'on pense de moi », mais comme un regard intérieur propre à chacun : « ce que je pense de moi », « ce que je vois de moi-même ».
Externaliser sa conscience morale permet sa marchandisation. Légiférer sur le droit à l'oubli numérique est une des manières possible de légiférer sur la marchandisation de sa conscience morale, et donc de légiférer sur cette conscience morale.
Je ne veux pas d'une législation marchande de ma conscience morale.
Aujourd'hui où on parle de la question du minitel 2.0 et de la pertinence de confier ses informations privées à des sites internet, je dit que non, je ne confierai la gestion de ma conscience morale ni à Google ni à Facebook.
ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes
# Gérer son image numérique...
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Fuyez pauvres fous !!!. Évalué à 7.
Je gère mon image numérique de la même manière que je gère mon image IRL : ce sont mes actes que je choisi, pas leur visibilité.
J'ai utilisé le pseudo t2bs dans le passé et aujourd'hui j'utilise illwieckz que je suis le seul à utiliser, toute recherche mène à moi, et la plupart du temps mon nom y est associé (comme sur linuxfr).
J'essaie de ne pas écrire n'importe quoi, de ne pas publier n'importe quoi, et même s'il est vrai que d'autres peuvent publier ce que je ne publie pas, j'essaie de ne pas faire n'importe quoi, et c'est vrai même lorsque je suis tout seul et a priori seul témoin de mes actes.
Parce qu'en fait je n'ai jamais géré mon image, ni l'apparence de mes actes ni l'apparence de ma personne, je gère mes actes et ma personne. J'écoute juste ma conscience qui est le seul livre de ma bibliothèque que j'emmènerai dans ma tombe, a dit un certain Benoit_de_Nursie, et j'ajoute, le seul livre qui ne pourra jamais subir un seul autodafé.
La question du droit à l'oubli numérique est juste la question de l'extension au domaine numérique de l'autodafé de nos consciences.
Pour résoudre le problème de l'oubli numérique il suffit de replacer le jugement moral des actes non comme un regard extérieur à soi, le « regard des autres », le « ce qu'on pense de moi », mais comme un regard intérieur propre à chacun : « ce que je pense de moi », « ce que je vois de moi-même ».
Externaliser sa conscience morale permet sa marchandisation. Légiférer sur le droit à l'oubli numérique est une des manières possible de légiférer sur la marchandisation de sa conscience morale, et donc de légiférer sur cette conscience morale.
Je ne veux pas d'une législation marchande de ma conscience morale.
Aujourd'hui où on parle de la question du minitel 2.0 et de la pertinence de confier ses informations privées à des sites internet, je dit que non, je ne confierai la gestion de ma conscience morale ni à Google ni à Facebook.
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