• # Droit à l'oubli? Et l'histoire?

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Fuyez pauvres fous !!!. Évalué à 10.

    Ce "droit à l'oubli" me laisse perplexe, je ne sais pas trop quoi en penser...

    D'un côté, oui pas la peine que le net se souvienne de ta beuverie d'il y a 20 ans et ta la fille qui t'accompagnais qui n'est pas ta femme du moment, ça fera peut-être bizarre à tes enfants pré-ado.

    De l'autre, on nous enseigne un maximum qu'il faut apprendre de l'histoire, ne pas oublier, ou alors on est condamné à refaire les mêmes choses. Ce à quoi on pourrait répondre que l'un est sur une personne, l'autre sur un groupe, mais on reproche aussi aux gens de trop se cacher derrière "moi j'ai obéi aux ordres du groupe, je n'ai rien à me reprocher", et l'Allemagne a ouvert les archives de la Stasi pour justement ne pas oublier ce qu'a fait chaque individu (et pas le groupe donc).

    A une plus faible échelle, on peut prendre l'exemple d'une condamnation en justice : d'un côté oui il faut oublier, la personne a purgé sa peine, il a "payé", passons à autre chose, de l'autre il ne faut pas oublier, pour qu'on essaye de ne pas recommencer.

    Est-ce que ce "droit" ne pourrait pas être utiliser comme une forme de censure? Un truc ne m'arrange pas, les journalistes en parlent, je sors mon "droit à l'oubli" pour qu'ils n'en parlent pas.

    Pourquoi est-ce que ça sort maintenant alors qu'avant il y a livres, photos et compagnie qui n'oublient pas non plus? Internet augmente tout, mais ce n'est pas nouveau des vieux trucs pas beaux qui ressortent, et on n'a jamais pensé à l'interdire.

    Alors, comment trouver le juste milieu entre le droit à l'oubli, et la nécessité de ne pas oublier? Comment définir ce qu'on devrait oublier et ce qu'on ne devrait pas? La réponse n'est pas aussi simple que le laissent penser les articles parlant du droit à l'oubli.