D'un autre côté, le nombre de gens qui ont pris Hadopi pour prétexte afin de se lancer dans un soi-disant "boycott" qui ne les empêche pas de télécharger comme des gorets (autrement dit, qui ont trouvé une justification pseudo-politique à leurs habitudes) leur donnent en partie raison, non?
Les chiffres sont certes gonflés, mais imaginons un instant que le téléchargement illégal soit tout simplement impossible. Genre, Internet n'existe pas, ou Hadopi fonctionne correctement (pas de faux positifs mais personne ne passe entre les mailles du filet).
M'est avis que ça augmenterait (au moins un tantinet) le volume des ventes et/ou baisserait les prix (quand ça ne se vend pas, on brade).
Et/ou que les artistes, en se rendant compte que signer chez des majors qui vont vendre leur CD à 20€ et que presque personne ne les achètera à ce prix là ne leur rend pas service, trouveront d'autres circuits de distribution.
Finalement, le partage illégal de fichiers dont les ayants-droits sont les ennemis jurés de ce partage et veulent garder le modèle traditionnel, cela contribue:
- à légitimer le système actuel, dans lequel un artiste n'est reconnu que s'il passe à la télé, à la radio, bénéficie de campagne de pubs.. toutes choses impossibles sans un gros pouvoir économique derrière qui les "lance",
- donne en partie raison aux adversaires du téléchargement illégal, qui sont prêts à vendre père et mère et à piétiner la constitution, tout pourvu que "ça" s'arrête.
- ne rend pas service aux artistes qui essaient de se faire connaître par d'autres moyens: pour la plupart des internautes, entre un artiste connu, qui passe à la radio, que les potes écoutent, et un qui fait tout autant de la bonne musique, mais qui essaie de sortir du système "SACEM + majors" et se lance dans l'autoproduction, les licences libres, la vente à prix libre.. c'est le premier qui sera téléchargé, pas le second. Si l'internaute peut trouver son artiste "en conserve" vendu à la SACEM, gratuitement sur la mule en 5 minutes, et que c'est le fait d'être à la SACEM, d'être chez une maison de disque, qui fait qu'il est connu donc téléchargé, comment peut-on imaginer que d'autres modèles se construisent?
THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.
[^] # Re: une autre adresse
Posté par Grunt . En réponse au journal J'aime les artistes. Évalué à 2.
Les chiffres sont certes gonflés, mais imaginons un instant que le téléchargement illégal soit tout simplement impossible. Genre, Internet n'existe pas, ou Hadopi fonctionne correctement (pas de faux positifs mais personne ne passe entre les mailles du filet).
M'est avis que ça augmenterait (au moins un tantinet) le volume des ventes et/ou baisserait les prix (quand ça ne se vend pas, on brade).
Et/ou que les artistes, en se rendant compte que signer chez des majors qui vont vendre leur CD à 20€ et que presque personne ne les achètera à ce prix là ne leur rend pas service, trouveront d'autres circuits de distribution.
Finalement, le partage illégal de fichiers dont les ayants-droits sont les ennemis jurés de ce partage et veulent garder le modèle traditionnel, cela contribue:
- à légitimer le système actuel, dans lequel un artiste n'est reconnu que s'il passe à la télé, à la radio, bénéficie de campagne de pubs.. toutes choses impossibles sans un gros pouvoir économique derrière qui les "lance",
- donne en partie raison aux adversaires du téléchargement illégal, qui sont prêts à vendre père et mère et à piétiner la constitution, tout pourvu que "ça" s'arrête.
- ne rend pas service aux artistes qui essaient de se faire connaître par d'autres moyens: pour la plupart des internautes, entre un artiste connu, qui passe à la radio, que les potes écoutent, et un qui fait tout autant de la bonne musique, mais qui essaie de sortir du système "SACEM + majors" et se lance dans l'autoproduction, les licences libres, la vente à prix libre.. c'est le premier qui sera téléchargé, pas le second. Si l'internaute peut trouver son artiste "en conserve" vendu à la SACEM, gratuitement sur la mule en 5 minutes, et que c'est le fait d'être à la SACEM, d'être chez une maison de disque, qui fait qu'il est connu donc téléchargé, comment peut-on imaginer que d'autres modèles se construisent?
THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.