Moi je trouve au contraire que ce mot garde tout son sens : le peuple a le pouvoir.
Ce que j'essai de démontrer, c'est que l'europe actuelle essai de faire en sorte de minimiser le pouvoir du peuple pour le réserver à une certaine élite :
- pas de double contrôle entre exécutif et législatif : le législatif, pourtant plus représentatif, n'a aucun moyen de faire sauter l'exécutif.
- plus de veto (à quelques domaines prêt) : des citoyens d'un pays peuvent se voir imposer des décisions sans que leur seul représentant à peu prêt démocratique (le ministre désigné par leur chef d'état) puisse s'y opposer.
- un traité rendu volontairement obscure pour décourager son interprétation par les citoyens lambda.
- un référendum n'a plus de valeur : si le peuple refuse une proposition (exemple : traité constitutionnel), on fait passer le même contenu d'une autre façon.
- on s'abstient de demander l'avis du peuple (exemple traité de Lisbonne) quand celui-ci est manifestemment "contre" ce qu'on lui impose : France, Royaume-Uni, etc.
Aussi populiste soit le peuple, il a accouché des droits de l'homme, du droit de vote, etc.
L'europe a accouché d'un traité mettant une certaine élite au commande de pays avec pour mot d'ordre : le libre marché. A part fédérer certaines élites, il est évident qu'un véritable processus démocratique aurait accouché d'une autre europe avec des idées beaucoup plus fédératrices. C'est bien que l'europe actuelle est le résultat d'un processus limitant l'expression du peuple, bref de la démocratie.
Les citoyens étant attaché à la démocratie, on essai de leur faire croire que l'europe se fait de manière démocratique. Bizzarement les élites ne comprennent pas pourquoi il se créé une distance entre les citoyens et l'europe, pourquoi les citoyens sont méfiants à leur égart, pourtant c'est simple : on est con mais on sait reconnaître quand on se fou de notre gueule.
Tu poses une question qui semble simple "comment diriger l'europe ?" Cette question suggère que nous ayons le choix, que nous citoyens puissions exprimer notre avis sur la question à travers un processus démocratique. La mise en place du traité de Lisbonne montre clairement que cette question a déjà été tranché, et pas par les citoyens.
[^] # Re: politique
Posté par TImaniac (site web personnel) . En réponse au journal Les Anglais et l'euro. Évalué à 5.
Ce que j'essai de démontrer, c'est que l'europe actuelle essai de faire en sorte de minimiser le pouvoir du peuple pour le réserver à une certaine élite :
- pas de double contrôle entre exécutif et législatif : le législatif, pourtant plus représentatif, n'a aucun moyen de faire sauter l'exécutif.
- plus de veto (à quelques domaines prêt) : des citoyens d'un pays peuvent se voir imposer des décisions sans que leur seul représentant à peu prêt démocratique (le ministre désigné par leur chef d'état) puisse s'y opposer.
- un traité rendu volontairement obscure pour décourager son interprétation par les citoyens lambda.
- un référendum n'a plus de valeur : si le peuple refuse une proposition (exemple : traité constitutionnel), on fait passer le même contenu d'une autre façon.
- on s'abstient de demander l'avis du peuple (exemple traité de Lisbonne) quand celui-ci est manifestemment "contre" ce qu'on lui impose : France, Royaume-Uni, etc.
Aussi populiste soit le peuple, il a accouché des droits de l'homme, du droit de vote, etc.
L'europe a accouché d'un traité mettant une certaine élite au commande de pays avec pour mot d'ordre : le libre marché. A part fédérer certaines élites, il est évident qu'un véritable processus démocratique aurait accouché d'une autre europe avec des idées beaucoup plus fédératrices. C'est bien que l'europe actuelle est le résultat d'un processus limitant l'expression du peuple, bref de la démocratie.
Les citoyens étant attaché à la démocratie, on essai de leur faire croire que l'europe se fait de manière démocratique. Bizzarement les élites ne comprennent pas pourquoi il se créé une distance entre les citoyens et l'europe, pourquoi les citoyens sont méfiants à leur égart, pourtant c'est simple : on est con mais on sait reconnaître quand on se fou de notre gueule.
Tu poses une question qui semble simple "comment diriger l'europe ?" Cette question suggère que nous ayons le choix, que nous citoyens puissions exprimer notre avis sur la question à travers un processus démocratique. La mise en place du traité de Lisbonne montre clairement que cette question a déjà été tranché, et pas par les citoyens.