• [^] # Re: Klémence

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal De la musique sous Créative Commons. Évalué à 2.

    Bon, rappelons quelques citations des personnes à l'origine des premières lois sur le droit d'auteur :
    « ... en sollicitant pour les auteurs, leurs héritiers ou leurs concessionnaires, la propriété la plus entière de leurs ouvrages pendant leur vie et cinq ans après leur mort, [les auteurs dramatiques] reconnaissent et même ils invoquent les droits du public, et ils n’hésitent pas à avouer qu’après ce délai de cinq ans les ouvrages des auteurs sont propriété publique. [...] Le public devrait avoir la propriété de ces chefs-d’œuvre [...] et chacun devrait être maître de s’emparer des ouvrages immortels de Molière, de Corneille et de Racine pour essayer d’en rendre les beautés et de les faire connaître. Mais le despotisme qui flétrissait tout, qui portait ses regards sur toutes les institutions, pour les maîtriser avait envahi cette propriété commune et l’avait mise en privilège exclusif. »

    « La plus sacrée, la plus légitime, la plus inattaquable, et, si je puis parler ainsi, la plus personnelle de toutes les propriétés, est l’ouvrage fruit de la pensée d’un écrivain ; c’est une propriété d’un genre tout différent des autres propriétés. Lorsqu’un auteur fait imprimer un ouvrage ou représenter une pièce, il les livre au public, qui s’en empare quand ils sont bons, qui les lit, qui les apprend, qui les répète, qui s’en pénètre et qui en fait sa propriété. » Le Chapelier ajoute que le droit de l’auteur de « disposer de l’ouvrage » doit être vu comme une « exception, [car] un ouvrage publié est de sa nature une propriété publique. »

    Source : http://multitudes.samizdat.net/article.php3?id_article=168

    Je sais pas comment se débrouille les autres auteurs, mais moi quand je produit une œuvre, c'est principalement avec des concepts, des idées, des mots qui viennent d'autres personnes. Pour faire une comparaison sportive, voir l'aboutissement d'un exploit d'équipe (marque un but, un panier, etc.) comme le seul fait du dernier maillon de l'action est tout au mieux une grossière réduction.

    J'ai déjà expliqué plus haut (deux fois il me semble) le rapport entre liberté d'expression et diffusion (de n'importe quoi), si tu persistes à ne voir aucun rapport entre la diffusion (d'une oeuvre) et la liberté d'expression, je ne t'en convaincrais sans doute jamais, autant ne pas gaspiller notre temps. Par contre si tu pouvais m'expliquer comment tu expliques logiquement la contradiction que cela implique, ça pourrait être instructif.

    Enfin tu as aussi le droit d'être convaincu de la véracité de choses incohérentes bien sûr, la liberté de culte – même irrationnel – est aussi importante à mes yeux. ;)