• # Florilège d'un secteur gangrené

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Le scandale. Évalué à 8.

    Tant qu'à se défouler, on pourrait faire une rétrospective sur les actions les plus moches de ce secteur gangrené de l'industrie du divertissement de masse. Je veux bien me dévouer pour me documenter sérieusement sur le sujet et en faire une dépêche. Je vous propose donc de mettre à la suite de ce commentaire tous les sujets que vous jugez assez importants pour figurer dans une telle rétrospective.

    Je commence :
    - apparition de Napster : l'industrie réagit en l'attaquant plutôt qu'en en profitant ;
    - taxe sur la copie privée : on introduit une taxe systématique pour financer un manque à gagner inexistant ;
    - vocabulaire : « contrefacteur », c'est trop gentil, on va parler de « pirates », les attaques armées en haute mer, ça fait plus criminel ;
    - verrous numériques : les industriels commencent à se protéger contre leurs clients ;
    - droit et verrous numériques : la DADVSI interdit leur contournement, protégeant légalement ainsi un moyen technique de protection d'un droit légal existant, et niant de plus le droit à la copie privée ;
    - droit à la copie privée : on juge que ce n'est plus un droit mais une exception à un non-droit ;
    - chiffres galvaudés : catastrophe, les ventes de CD baissent (Et les cassettes, elles baissent ? Bienvenue dans le monde numérique dématérialisé, Coco.) ;
    - chiffres galvaudés : la SACEM, elle, elle ne baisse pas, elle augmente son chiffre d'affaire ;
    - chiffres inventés : il y a [introduisez ici un chiffre calculé n'importe comment] pirates en France ;
    - l'UMP contrefait une chanson ;
    - HADŒPDI : comme ça baisse (aucune étude), on pousse une loi qui bafoue les Droits de l'Homme et du Citoyen et qui n'apporte pas un sou à la culture ;
    - l'Élysée contrefait un reportage sur le Président ;
    - HADŒPDI : les industriels pensent que, finalement, ça n'apporte rien et demandent des taxes pour les financer.