• [^] # Re: Ne pas feindre la surprise

    Posté par . En réponse au journal Après HADOPI... Piratage à l'Élysée !. Évalué à 8.

    Démonstration ? Mouais, admettons que je me base sur ton raisonnement, je m'interroge car :
    - n'importe quel expert ou personne informée sait que développer un mouchard, a fortiori efficace, est une gageure
    - avant même que ce mouchard existe, on a déjà des techniques susceptibles de le rendre inutile (virtualisation & co)
    - de l'aveu même des responsables de cette loi, elle ne parviendra pas à faire disparaitre (et soyons honnêtes, à faire diminuer dans des proportions significatives) le piratage
    - aucun volet n'est consacré au développement des ressources existantes ou nouvelles pour favoriser la création, rien de neuf sous le soleil
    - et je fais ici abstraction de toutes les externalités (présomption d'innocence, alternatives, coût démesuré etc...).

    La démonstration est faite, en version courte, que c'est encore une loi parfaitement inutile quant à son fondement même.

    Pourtant, elle est poussée, avec une intensité rarement rencontrée (rappel à l'ordre des députés de la majorité, suppression au dernier moment des possibilités d'expression en assemblée des députés de la majorité qui auraient l'idée saugrenue d'y être opposés, inscription en procédure d'urgence, sortie de la v2.0 quand le conseil constitutionnel la retoque...)...

    Surprenant quand même. Je n'ai pas vu la même volonté lorsque par exemple le même conseil constitutionnel a retoqué une promesse du candidat Sarko, la déduction des intérêts d'emprunt immobiliers déjà souscrits. Et ce n'est pas l'aspect économique. Car s'y on analyse la situation sous cet angle, alors on aurait dû s'arrêter à HADOPI 1. Sarko s'en tirait sur la forme ("regardez, je l'ai fait, c'est les vilains du conseil qui refusent" : comme pour les emprunts immobiliers), les apparences étaient sauves, avec au passage une belle économie en évitant de se lancer dans cette usine à gaz qu'est HADOPI 2.

    Enfin, je suis probablement parano, le monde est peuplé de bisounours, surtout au plus haut niveau de l'État.