Et là, je renvoie aux pouvoirs de la rhétorique d'après Gorgias dans Platon: Avec ce pouvoir, tu feras ton esclave du médecin, ton esclave du pédotribe, et, quant au fameux financier, on reconnaîtra que ce n’est pas pour lui qu’il amasse de l’argent, mais pour autrui, pour toi qui sais parler et persuader les foules.
Le rhéteur tel que Platon le montre est l'ignorant qui arrive à passer pour savant aux yeux des autres ignorants (mais pas auprès des savants dans leur domaine). Ce qu'il fait passer pour un art n'est que la capacité à persuader sans savoir de quoi il parle, et c'est une routine, une habitude pour Socrate.
Et cette routine vise à flatter, à stimuler le plaisir pour persuader. Son but est d'être agréable mais pas d'être bonne.
Donc pour la télé comme nos politiciens, s'ils visent à flatter le peuple, à lui être agréable, et par là assurer leur pouvoir sur le peuple, tout en se contrefichant de ce qui est bien pour le peuple, et avec l'accord du peuple qui préfèrent les flatteries, l'agréable au bon pour lui, alors on s'inscrit dans le cadre qui semble être mis en scène dans le gorgias.
Le pire étant la poursuite de cette logique avec Calliclès à la fin, je vous laisse lire.
[^] # Re: mailto:cgoasguen@assemblee-nationale.fr
Posté par llaxe . En réponse au journal Hadopti II adopé. Évalué à 4.
Le rhéteur tel que Platon le montre est l'ignorant qui arrive à passer pour savant aux yeux des autres ignorants (mais pas auprès des savants dans leur domaine). Ce qu'il fait passer pour un art n'est que la capacité à persuader sans savoir de quoi il parle, et c'est une routine, une habitude pour Socrate.
Et cette routine vise à flatter, à stimuler le plaisir pour persuader. Son but est d'être agréable mais pas d'être bonne.
Donc pour la télé comme nos politiciens, s'ils visent à flatter le peuple, à lui être agréable, et par là assurer leur pouvoir sur le peuple, tout en se contrefichant de ce qui est bien pour le peuple, et avec l'accord du peuple qui préfèrent les flatteries, l'agréable au bon pour lui, alors on s'inscrit dans le cadre qui semble être mis en scène dans le gorgias.
Le pire étant la poursuite de cette logique avec Calliclès à la fin, je vous laisse lire.
http://fr.wikisource.org/wiki/Gorgias_%28trad._Chambry%29