Peut-on considérer une IA comme intelligente même si elle ne possède pas de propriétés d'auto-duplication ? Prenons l'être humain: il possède des propriétés d'auto-duplication (1) mais il n'a pas conscience du processus de duplication qui se produit.
Le test de Turing (2) est, il est vrai pas très clair: comment faire des expériences fiables si le correspondant de l'AI est humain (avec une objectivité toute relative) ? en répetant le test un nombre suffisant de fois ? (analyse statistique ?). De plus si l'on intérroge l'AI non pas sur ses connaissance générales mais sur des activités humaines propres ("qu'as tu fais samedi soir ?") ? L'AI doît elle mentir ?
Je pense que nous pourrons trouver une réponse plus satisfaisante dans cette proposition: "une AI peut être considéré comme telle si elle est capable de propager/communiquer son savoir à d'autres AI (pas une copie de fichier mais réellement un apprentissage, en géneral en indiquand essais/erreur à chaque coup et en rectifiant les essais)."
Idée stupide ? pas vraiment: aujourd'hui le futur de l'AI passe par des méthodes d'apprentissage avec des exemples positifs (réseau de neurones) ou en quantifiant la réussite d'une action (apprentissage par renforcement).
L'apprentissage par renforcement est à mon sens le plus grand avenir pour l'AI. Comme nous ne reussissons pas à faire apprendre à une AI en donnant nos propres structures d'apprentissage nous pouvons lui montrer comment faire et l'AI avec des algos simples (du type Q-Learning) est capable de déduire la marche à suivre pour ce résultat.
En suivant cette analyse, on peut même voir qu'Azimov avait à moitié tort: les 3 lois de la robotique sont indispensables mais on ne les calulera pas avant la fabrication du cerveau positronique. A la place on apprendra aux robots comment agir dans quelles circonstances. Cela me rappelle (3) une nouvelle de sieur Azimov dans son cycle des robots: Susan Calvin (une robot-psychologue..si!si!) défendait un robot avec l'intelligence d'un bébé en démontrant que celui-ci été capable d'apprendre des opérations.
(1) non, je ne ferais pas de dessins pour ceux qui ne comprennent pas de quoi je parle.
(2) Test de Turing: on place devant un humain A plusieurs consoles qui lui permet de communiquer soit avec une AI soit avec un être humain réel. Le test est réussi si A est incapable de dire qui est l'être humain et qui est l'AI
(3) avec un voix de vieil indien racontant des histoires de loutres à ses petits enfants devant un feu de cheminée dans un vieux tipi troué
[^] # Re: Concernant le livre "The age of spiritual machines"
Posté par Julien CARTIGNY . En réponse à la dépêche Films S.F et réalités lointaines. Évalué à 5.
Le test de Turing (2) est, il est vrai pas très clair: comment faire des expériences fiables si le correspondant de l'AI est humain (avec une objectivité toute relative) ? en répetant le test un nombre suffisant de fois ? (analyse statistique ?). De plus si l'on intérroge l'AI non pas sur ses connaissance générales mais sur des activités humaines propres ("qu'as tu fais samedi soir ?") ? L'AI doît elle mentir ?
Je pense que nous pourrons trouver une réponse plus satisfaisante dans cette proposition: "une AI peut être considéré comme telle si elle est capable de propager/communiquer son savoir à d'autres AI (pas une copie de fichier mais réellement un apprentissage, en géneral en indiquand essais/erreur à chaque coup et en rectifiant les essais)."
Idée stupide ? pas vraiment: aujourd'hui le futur de l'AI passe par des méthodes d'apprentissage avec des exemples positifs (réseau de neurones) ou en quantifiant la réussite d'une action (apprentissage par renforcement).
L'apprentissage par renforcement est à mon sens le plus grand avenir pour l'AI. Comme nous ne reussissons pas à faire apprendre à une AI en donnant nos propres structures d'apprentissage nous pouvons lui montrer comment faire et l'AI avec des algos simples (du type Q-Learning) est capable de déduire la marche à suivre pour ce résultat.
Je conseille http://www-anw.cs.umass.edu/~rich/book/the-book.html(...) pour plus d'informations dans ce domaine.
En suivant cette analyse, on peut même voir qu'Azimov avait à moitié tort: les 3 lois de la robotique sont indispensables mais on ne les calulera pas avant la fabrication du cerveau positronique. A la place on apprendra aux robots comment agir dans quelles circonstances. Cela me rappelle (3) une nouvelle de sieur Azimov dans son cycle des robots: Susan Calvin (une robot-psychologue..si!si!) défendait un robot avec l'intelligence d'un bébé en démontrant que celui-ci été capable d'apprendre des opérations.
(1) non, je ne ferais pas de dessins pour ceux qui ne comprennent pas de quoi je parle.
(2) Test de Turing: on place devant un humain A plusieurs consoles qui lui permet de communiquer soit avec une AI soit avec un être humain réel. Le test est réussi si A est incapable de dire qui est l'être humain et qui est l'AI
(3) avec un voix de vieil indien racontant des histoires de loutres à ses petits enfants devant un feu de cheminée dans un vieux tipi troué