Si dans la définition courante de la vérité, c'est à dire "l'accord de nos jugement avec la réalité" tu occultes la réalité, tu mets deux personnes qui pensent deux choses opposées. Elles détiennent toutes les deux raisons simplement parce qu'elles ne se sont jamais rencontrées ?
Avoir raison, c'est à géométrie variable selon les époques :-)
Ce qui est accepté aujourd'hui comme forme de raisonnement n'est pas ce qui était accepté il y a quelques siècles.
A une époque, par exemple, on pensait qu'une idée devait hériter des propriétés des choses décrites. Ainsi, une théorie des choses floues devait elle-même être floue, et une théorie du néant n'avait aucun sens (c'est pour ça que les Grecs avaient un gros problème avec le non-être : dans leur idée, le simple fait de penser le non-être, l'inexistence, impliquait une contradiction : si l'idée existe, c'est forcément qu'elle dénote quelque chose d'existant !).
Y compris si elles ont fait des faux raisonnements sans s'en rendre compte ?
Même remarque que ci-dessus, un raisonnement faux aujourd'hui a pu être vrai dans le passé (et vice-versa).
On peut imaginer qu'on soit arrivé aujourd'hui à un point où les règles du « bon raisonnement » méritent d'être figées, mais c'est un acte de foi assez arbitraire (surtout si l'on voit l'état de certaines disciplines : économie, psychanalyse...).
[^] # Re: Curieux
Posté par Antoine . En réponse au journal Système d'exploitation et religion. Évalué à 2.
Avoir raison, c'est à géométrie variable selon les époques :-)
Ce qui est accepté aujourd'hui comme forme de raisonnement n'est pas ce qui était accepté il y a quelques siècles.
A une époque, par exemple, on pensait qu'une idée devait hériter des propriétés des choses décrites. Ainsi, une théorie des choses floues devait elle-même être floue, et une théorie du néant n'avait aucun sens (c'est pour ça que les Grecs avaient un gros problème avec le non-être : dans leur idée, le simple fait de penser le non-être, l'inexistence, impliquait une contradiction : si l'idée existe, c'est forcément qu'elle dénote quelque chose d'existant !).
Y compris si elles ont fait des faux raisonnements sans s'en rendre compte ?
Même remarque que ci-dessus, un raisonnement faux aujourd'hui a pu être vrai dans le passé (et vice-versa).
On peut imaginer qu'on soit arrivé aujourd'hui à un point où les règles du « bon raisonnement » méritent d'être figées, mais c'est un acte de foi assez arbitraire (surtout si l'on voit l'état de certaines disciplines : économie, psychanalyse...).