• [^] # Re: Je préfère encore les écrits de Saint Ignucius que ça.

    Posté par (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal La gratuité et le marché dans Caritas in Veritate. Évalué à 2.

    Pour toi c'est de l'orgueil que de vouloir accéder à la connaissance ?

    Dans ton extrait sorti hors du contexte, tu oublies qu'il s'agit de
    préciser de quelle connaissance il s'agit. L'homme (homme et femme) connaissait le bien. Ce qu'il est proposé à l'homme (homme et feme)
    c'est de connaître le bien ET le mal, c'est à dire de connaître le mal en plus du bien qu'il connaît déjà pleinement.

    En français ça tombe bien, co-naître signifie naître avec, en hébreu le mot utilisé ici possède aussi le sens de « génération ».
    Dans ce texte, le mot « connaissance » est le même qui est employé pour qualifier l'acte de reproduction (« Adam connut Eve, sa femme ; elle conçut et enfanta Caïn » Gen 4-1), Dans le texte hébreu nous avons le même mot pour « connaître le mal » et « connaître sa femme », alors que ce n'est pas le même lors qu'ils « connurent/surent qu'ils étaient nus » où il est question de « savoir ».
    Cette « connaissance » est celle qui signifie « générer avec ».

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    L'homme qui connait le bien, n'est fait que de bien (« et Dieu vit que cela était très bon » Gen 1:31)

    L'homme qui désire « connaître » le mal en plus du bien, désire renaître avec le mal en plus du bien, il désire que le mal soit constitutif de sa nature, il veut se regénerer avec le mal.

    Il ne s'agit pas de désirer le savoir (ce qui est légitime, et qu'ils possédaient), mais de désirer une création nouvelle de sa personne selon un plan qui est le sien, C'est se placer en (re)créateur, donc c'est de l'orgueil.

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    L'homme n'était né que de bien, mais veut aussi naître de mal.

    Sachant que le mal est une absence de bien, vouloir le mal ce n'est pas vouloir quelque chose en plus du bien, mais vouloir que le bien absolu qu'on possède ne soit plus absolu, c'est une grosse arnaque.

    Ce n'était pas désirer savoir, mais désirer savoir ce qu'est ne pas savoir.

    Et quand on ne sait plus rien, c'est à la sueur de son front qu'on arrive avec peine à manger le pain qu'il a fallu apprendre à faire.

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    C'est un texte poétique et non historique, mais toute la théologie et la philosophie qui se trouve derrière est très juste

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