• [^] # Re: À creuser...

    Posté par . En réponse au journal Argent libre. Évalué à 9.

    'bientôt un actif pour deux retraités'

    Le problème n'est pas le nombre, mais quantité de richesse produite par l'actif.
    Au temps de Germinal, un ouvrier ne gagnait pas suffisamment pour nourrir sa famille ; il n'était pas question d'entretenir des retraités en sus.
    Aujourd'hui après plus d'un siècle d'augmentation de la productivité, la quantité de richesse produite par un travailleur permet d'entretenir bien plus qu'une personne. Encore faut-il que cette richesse ne soit pas accaparé pour le profit du plus petit nombre au détriment de tous.

    L'avantage des monnaies dépréciables c'est justement qu'elle ne permettent pas l'accumulation de capitale.

    Ensuite, les solutions actuellement proposé pour remplacer notre système de retraite par répartition consiste à nous faire acheter (directement ou indirectement) des actions puis le jour on on veut profiter de notre retraite, à trouver des pigeons pour racheter ces actions.
    Actuellement les européens sont priés d'être les pigeons pour les fonds de pensions américains.
    Plus tard nous mêmes devront convaincre les gabonais ou les ouzbèques de faire la même chose !

    Donc dans un cas comme dans l'autre, c'est l'activité de la société au moment de ta retraite qui la finance. Le capital, qu'il soit sous forme d'argent ou d'action n'est que du papier, une convention sur sa valeur. C'est tout sauf une sécurité.
    La retraite par répartition de son coté est un engagement inter-génération à être solidaire.