• [^] # Re: Depuis le début jusqu'à aujourd'hui .

    Posté par . En réponse au journal Internet, circonstance aggravante. Évalué à 5.

    Faut pas se leurrer, la plupart des gens qui sont dans les médias lambda (presse, tv, radio) diabolisent Internet car ce n'est plus « 1 point de comm', plusieurs écouteurs » c'est une multitude de source de communication et d'information et parfois certaines sources se permettent de mettre la tête dans le caca des ''médias classiques'' quand ils commettent une faute.

    Internet apportent tout sur un plateau: l'écriture, l'information, le son, la vidéo (films, séries) mais totalement decentralisé. Ca vous ferait pas paniquer si une ''chose'' pouvait remplacer votre bizness supra-protégé ?

    Les journaux papiers aux US font faillites aux fur-et-à mesure. La presse française a paniqué avec l'arrivé des gratuits. Elles les diabolisées « ce sont pas des vrais journalistes, c'est pas du vrai vrai journalisme d'investigation ». Internet fait partie du traineaux.

    HADOPI est le haut de l'iceberg, en grattant on voit que tout est lié: Il suffit d'appliquer la méthode des 5 pourquoi :

    - Pourquoi HADOPI ? Version officielle, c'est pour bloquer le piratage grandissant.
    - Pourquoi le piratage a dérapé depuis 5 ou 6 ans ? parce qu'aucune offre légale n'existe.
    - Pourquoi les offres légales n'existent pas ? pour résumer (voire mes autres posts pour comprendre) : parce que l'ensemble de la filiaire ''média'' (je parle des ayants-droits jusqu'aux distributeurs/diffuseurs) n'ont jamais remis en question leur buziness-plan à l'aire du numérique, à l'aire de la multi-diffusion.

    Il suffit de voir une seule fois un contrat type d'ayant-droit pour constater que le bizness-plan est clairement aligné sur un marché de type ''broadcasting tv''. Il y'a clairement des variantes pour notifier le fait qu'il a une économie de la copie (Pay-per-view, DVD, entrée en salle de cinéma, etc...). Mais il y'a tellement de couche dans cette économie qu'en retirer une, tout s'écroule, parce que l'ensemble est bancale à la source, et que plus personne n'ose n'y toucher ni même en parler.

    Pour faire un parallèle avec un programme, c'est comme votre première version du premier logiciel que vous avez développé. Au fur-et à mesure, vous avez appliqué des patchs, des modifications, des features. Et puis au bout de X versions, cela devient une pieuvre tentaculaire instable et inmaintenable.... Et puis, un jour, on ouvre les yeux, et on recode tout depuis le début avec une nouvelle base solide.

    Ce qui est fait en informatique (ou en recherche), n'a jamais été fait en économie et encore moins dans notre milieu (média). On rajoute des couches correctives aux couches bancales. (vous pouvez appliquer ce parallèle avec les administrations en général aussi)

    Le mieux, serait de tout remettre à plat: mais qui aurait les « bolox » de le faire ?...


    (En espérant ne pas avoir été trop long ... et surtout pas trop de faute d'orthographe/grammaire --EOF)


    PS: Au passage, concernant les différences juridiques entre internet et non-internet, j'avais repéré à une époque les différences de temps de poursuite dans le cas d'un papier diffamatoire (si je me rappelle bien) qui est de 1 an pour Internet et quelques mois pour le ''papier''.