• [^] # Re: Déclin

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal [HS] Notre échelle de valeurs. Évalué à 5.

    Par exemple la chute de l'empire romain après une longue période de conflits frontaliers avec des barbares auxquelles l'empire n'a plus rien à offrir (cf. une très bonne série documentaire américaine diffusée récemment sur arte), ou encore le lent déclin l'empire chinois l'amenant jusqu'à une semi colonisation par des pays européens. Mais je ne suis pas certains que tous les déclins de civilisation fonctionnent de la sorte. J'aurais, moi aussi, aimé avoir l'avis d'un historien sur la question.

    Néanmoins le processus que je décrit me paraît raisonnable. Une civilisation se développe. Ceci ne peut se faire que par le travail (parce que la majorité des biens et des services n'apparaissent pas spontanément). Toute la main d'œuvre disponible est donc la bienvenue et va contribuer à l'édifice commun. Au fur de ce développement des mécanismes le régulant se mettent en place. Les mécanismes adaptées un jour se révèlent inadéquats pour les nouveaux défis rencontrés. C'est inéluctable dans un système en évolution. Mais l'organisation sociale a nécessairement (et heureusement) un caractère conservateur. Ce caractère lorsqu'il est trop marqué conduit au maintient de mécanismes entravant le progrès. Au point qu'à un moment le travail se dévalorise. C'est la situation actuelle en France me semble t'il : il y a plus de main d'œuvre que de travail. Du point de vue économique on marche donc sur la tête. Le travail n'a plus de valeur de marché alors qu'il est le seul moteur réel. Les étrangers ne sont évidemment plus les bienvenues puisqu'ils viennent ajouter au déséquilibre.

    À partir de là, une alternative se dessine : d'un côté continuer à l'identique en attendant un effondrement globale du système qu'il faut ralentir à tout prix. Entre autre en excluant de plus en plus l'étranger pour éviter qu'il ne vienne s'ajouter aux déséquilibres chroniques. De l'autre côté, tenter de remettre à plat les mécanismes sclérosant la société. Bien entendu tout les professionnels de la politique prétendent en toute honnêteté s'orienter dans la seconde direction... Mais, bien malin celui qui découvre un bon chemin pour sortir du déclin. Et bien plus habile encore celui qui y parvient sans violence et au bénéfice de tous.

    (NOTE : Nonobstant ce marivaudage d'argumentation, je reconnais que la théorie que j'expose ici n'est pas très sérieuse et n'a aucune fondation solide. À peine digne d'une pause café excessivement prolongée.)

    « IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace