Pour moi, quand j'utilise la Créative Commons c'est principalement dans le but de dire : je me résous à le diffuser librement (je parle donc uniquement de la diffusion), en quelque sorte je m'enlève mes droits sur la diffusion de l'objet produit.
Pour ma part, je dirais qu'en utilisant la licence art libre (qui est du même genre que la by-sa) je me débarrasse de certains privilèges temporaires avant leur expiration légal maximal. Je pense que ce qui me motive, c'est le sentiment qu'un privilège ne peu construire qu'un société injuste, et construire mon plaisir sur le désarroi de mon prochain, ça ne me satisfait pas plus que la situation inverse.
J'étais un peu géné au début pour tout vous avouer, car c'est moi qui ait fait la proposition à mon "boss", et que sur le moment les titres de jamendo était d'une qualité artistique assez .. moyenne. Mais bon les gouts , les couleurs, je m'étalerai pas. on tombe sur un album bon, on aime, on imagine comment utiliser les samples c'est parfait. Je regarde la licence : NC. Je ne peux donc pas l'utiliser pour ma commande (commerciale - même si elle sera jamais diffusée en public). Il faut s'acquitter de droits particulier, nous ne pouvons pas, mais nous respectons le choix. En naviguant un peu plus, on trouve d'autres titres sans NC
Bien, voila un cas concret dans lequel j'aimerais que tu me dises une chose : auriez-vous utilisé une œuvre sous licence art libre/CC-by-sa, sachant que le résultat devrait être sous la même licence ?
NC pour moi veut dire, je veux pas que mon objet soit utilisé dans une unité de production qui m'est totalement étranger sans mon accord, voir rémunération.
Voilà, c'est exactement le comportement dictateur dans lequel je ne veux personnellement pas me placer et qui ne me semble pas cadrer dans la démarche du libre ou l'on tend vers une égalité entre tous les acteurs.
Je veux bien qu'on diffuse sans me payer, mais je ne veux pas qu'on exploite ce travail pour obtenir de l'argent. Je veux être maitre de la vente de mon objet, parce que j'ai travaillé dessus, et je veux pas forcement voir ma musique ou mes films illustré une commande (que souvent les auteurs trouverai pathétiques).
(le gras est de moi)
Je pense que ça confirme mon propos ci-dessus. Bien sûr c'est un peu extra-polé que dire que ton raisonnement est celui de tous les utilisateurs de ces licences (NC/ND) sont dans une logique de domination du prochain à travers les œuvres, quand à travers les licences libres on tends vers une situation d'égalité entre les acteurs.
Ce qui ne veux pas dire que c'est la motivation de tous ceux qui utilise une licence libre soit cette égalité, ce serait également une extrapolation.
NC est un choix qui ne relève pas de la paranoïa, c'est le début de l'envie de vivre de son travail, et d'être rémunéré pour l'utilisation qui suit.
Être rémunéré pour un travail qu'on fait est une chose, encaisser une rente parcequ'on détiens un monopole (que ce soit sur l'exploitation d'une œuvre ou autre) en est une autre.
Pour ND, c'est souvent plus délicat de l'expliquer, on m'a parfois traité de fasciste pour l'avoir défendu (si si !!). C'est pourtant simple, je fais un film, si je le met en pas en ND, en théorie, quelqu'un peut reprendre mon film et le refaire (refaire a partir de la version xvid ?). Pareille pour la musique, on peut refaire ma musique.
Oui, c'est le principe du libre, et à dire vrai, c'est ce qui arrive à terme pour tout œuvre, bien que le prolongement ininterrompue du droit d'auteur peu donner l'impression qu'il est perpétuelle, il reste temporaire. Donc tes œuvres entreront dans le domaine public, et chacun les remixera comme il les souhaite si l'envie lui prends.
Alors deux cas de figure : un auteur veut ré-utiliser mes images (ça doit être plus courant en documentaire qu'en fiction d'aillieurs)pour une œuvre tierce. Il faut donc déjà que je me sois acquitté des droit d'image de ceux que j'ai filmé (ou même les lieux) pour pouvoir déjà donner cette autorisation (c'est souvent un bordel administratif quand on est pas organisé).
Si tes acteurs acceptent la licence libre avant le tournage, à priori je dirais qu'il n'y a pas de soucie : ils souscrivent un contrat qui autorise tout à chacun à modifier ces images et de les utiliser avec pour seuls limites celles incluent dans la licence. Si ça ne leur plait pas, ils ne font pas le film, personne les forces à signer le contrat.
Pour ce qui des lieux, tu peux avoir des problèmes avec les architectes, c'est vrai, faut faire attention aux bâtiment qu'on film. Même les rénovations ou l'installation de nouvelles lumières peuvent posé problème (alors que les mecs ont quand même déjà été payé pour leur taf...). Mais bon, à partir du moment ou tu demandes l'autorisation, je ne vois pas ce qui t'empêche de la demander pour une diffusion sous licence libre, et si ça va pas, tu films ailleurs.
Tout cela démontre juste combien ces droits sont en fait un frein à la création artistique.
Ensuite, qui me dit que le film dérivé ne vas pas être utilisé pour faire un anti-message de ce que j'ai fait (volontairement ou involontairement) ?
Bah personne, mais c'est ça de laisser à son prochain sa liberté d'expression. Forcément quand c'est la notre qu'on opprime c'est dégueulasse mais quand c'est l'autre qui dit des choses qui nous plaise pas, là on trouve pas ça si mal finalement...
par exemple, j'ai fait un film qui s'appelle Hey kid disponible sur mon site. Dès gens m'ont écris pour me dire qu'on pourrait faire une campagne anti alcool et anti drogue avec.. alors que ce n'est pas du tout mon but , et je détesterai qu'on fasse ça !
c'est pas du tout le message que j'essaye de transmettre dans ce court métrage, loin de là - et ça m'associerai à un travail où je serai contre,
Et oui, moi j'aimerais pas qu'on reprenne ma chanson sur Albanel et qu'on en fasse un morceau ou on la dépeint comme la plus merveilleuse chose qui soit arrivé à la culture française depuis que la France existe. Mais si quelqu'un veux le faire, je ne le musèlerais pas. Et puisque la licence art libre exige qu'on puisse voir les différences entre l'originale et les dérivées, bien que mon nom figure, tout à chacun aurait l'occasion de vérifier que je ne suis en rien fautif d'une telle éloge.
l'horreur suprême pour un artistique ou quelqu'un qu'y rapproche ( le droit auteur dans sa partie inaliénable soutiens ce concept d'ailleurs, un exemple de jurisprudence donne l'histoire d'un chanteur qui s'est retrouvé dans une compilation de musique où il y avait "Maréchal nous voila" et qui a eu gain de cause, je vous laisse le droit de juger si c'est juste ou non).
Bah non, c'est par l'horreur suprême pour tous les artistes, et rien d'en le droit d'auteur n'a jamais fait l'unanimité en aucun temps.
Pour moi, l'horreur suprême c'est de museler la liberté d'expression du seul fait que ça ne conviens pas à quelques individus.
Si le message n'est pas un anti-message, (qui peut a part moi le dire finalement ? les gens absorbent les messages artistiques de manière complètement différentes d'un à l'autre. Je n'écris pas ici que j'ai la science infuse du travail que j'ai réalisé, mais je sais au moins ce que je n'ai pas voulu dire.
Pourquoi vouloir à tout pris imposer ta vision de l'œuvre que tu as conçu ? Ton nom ne sera pas sali si un autre y vois autre chose, ce sera sa vision, pas la tienne.
Et puis, si quelqu'un veut faire un travail dérivé, pourquoi me le demanderai t'il pas ? c'est artistiquement plus poli, je (comme beaucoup) met toujours des crédits dans mes fichier vidéos pour me contacter, comme un musicien peut mettre des crédit dans les TAG d'un fichier audio, ou dans les informations d'un fichier image.
Je serai déjà plus enclin à autorisé l'utilisation d'images que j'ai réalisée (et surtout à donner les masters de qualité, indifusable sur internet du fait de leurs poids). On peut discuter sur le fait que sur une oeuvre vieille, on aura toujours du mal à trouver l'auteur. J'en suis vraiment pas sur, il suffit de taper mon nom sur google, on trouve vite une adresse pour me contacter. Et pour avoir chercher pour mon travail des ayants-droits (c'est le travail d'un documentaliste), c'est bien plus simple que certains ici essaye de le faire croire.. j'assimile ces discours à un FUD.
Et bien détrompe toi, moi je fait beaucoup de démarche de contact pour le wiki de l'association culture libre, et je peux te dire que le cas où tu trouves un contact en face c'est plus l'exception que la règle.
Second cas, l'auteur veut "améliorer" ma création. Je n'ai jamais compris cette façon de penser.
Parceque tu l'abordes mal déjà. Il ne s'agit pas d'améliorer (si ce n'est peut être dans l'esprit de celui qui modifie) mais de modifier pour coller plus à ce qu'on a envie d'exprimer soi même.
On améliore un logiciel, on améliore pas une œuvre.
C'est pareil pour un logiciel, tu le fais plus coller à ce que tu attends du logiciel, mais ça peut très bien s'éloigner de ce que son concepteur initial voulait faire, sans parler des nouveaux bogues que tu introduis.
En audiovisuel ça signifie quoi ? re faire des scènes ? infaisable, évidement, il faut les mêmes acteurs, le même physique, la même camera (puisque chaque camera à une image différente)... le montage ? ma vision est très clairement exprimé dans le montage, je l'ai monté comme ceci, je n'ai pas envie que quelqu'un vienne me voir et me dire "ouais non ton montage ça marche pas du tout"... si c'est comme ça que je voulais le faire. En Allemagne les court métrage sont plus bordéliques au niveau montage, alors qu'en france ils ont plus tendance a être contemplatif. L'un peut se permettre de faire des reflections à l'autre ? Pareil en musique, peut on critiquer le choix d'un rythme ? ou des instrus utilisé sous prétexte de "l'améliorer. Et l'image ? changement de filtre sur photoshop ? (parce que bon personne n'empêche de refaire soit même une prise de vue!) mais si c'est pas ce que l'auteur a voulu ? certain adore la HDR, d'autre le deteste. Certain supporte pas rajouter des effets, préfèrent la photos brut, d'autre non. En quoi on peut blâmer un choix artistique et vouloir dire "non c'est mieux comme ça ?" quand un message, une volonté artistique et un travail en amont à été réalisé ?
La critique est toujours possible, ou alors t'es dans un état totalitaire ou tu dis ce qu'on veux t'entendre dire.
Avec le libre tu as des possibilités de faire plus que de simplement critiquer, tu peux (re-)mettre en œuvre ton avis. Est-ce que le résultat est meilleur ? Ça dépends des gouts, de ce que tu attends de l'œuvre et avec le libre chacun peut plus aisément exprimer les siens.
Enfin, il y a le cas de l'amélioration technique : enregistrement sonore de meilleure qualité ( et encore, la qualité n'est elle pas un choix artistique quelque fois : les samples kitch du club des loosers, ou alors les instruments basiques de metronomy ?), meilleurs finition d'un montage ? Oui, mais alors autant contacter l'auteur directement non ? il fournirait les masters de montage ou de composition pour pouvoir travailler directement sur la matière de départ et pas sur l'édition web... donc ne pas mettre ND a du sens, faire la démarche artistique de le proposer à l'auteur... auteur qui n'est jamais bien compliqué a atteindre.
Là c'est pareil, contacter l'auteur, ça marche au petit bonheur la chance, et je peux te dire que, tout au moins dans mon expérience, qu'ils gardent généralement pas les wav... :(
J'ai déjà pas mal de conversation houleuse avec pas mal de rédacteur de linuxfr.org. Le problème je pense est que beaucoup font l'amalgame entre choix d'auteur et possibilité technique.
Les possibilités techniques ça se contourne si on estime que le jeu en vaut la chandelle. Le choix de l'auteur impacte les possibilités juridiques. Tu peux y couper dans une certaine mesure si tu veux te lancer dans l'activité clandestine, mais bon...
Lutter contre la technologie est complètement absurde, c'est sur, mais tout part du respect d'un créateur sur un autre.
Tout à fait d'accord, et c'est parceque je respect la liberté de ce prochain au-delà de mes propres opinions que j'exprime par mes œuvres, que je leur laisse la liberté de les modifier et de les utiliser même pour exprimer leur totale contraire.
Parce qu'une œuvre s'exprime dans sa finalité, dans le moment ou l'auteur décidé (avec bcp de difficulté je peux vous l'assurer) : stop je ne touche plus a rien, la voila.
Ça c'est une œuvre morte, que plus personne n'observe. Une œuvre vivante bouge sans cesse et trouve de nouveau sens à travers chaque cerveau qui l'interprète. Le libre permet juste l'expression de ces nouveaux sens.
Contrairement en logiciel ou un programmeur peut commencer en donnant seulement un embryon de projet qu'il fini par co-developper avec plusieurs programmateur. Et d'autant plus que toucher des droits sur la diffusions constitue souvent une majorité de la rente d'une oeuvre, c'est d'autant plus un don. On ne peut pas jouer sur le "service qui va avec" pour les logiciels, ou les bonus ne sont jamais vraiment un argument pour payer.
Cela démontre juste l'incapacité du système économique à rémunérer des auteurs, et plus globalement à répartir les richesses de manière équilibré.
Voila, je pense que j'aurai encore beaucoup de chose à dire. Encore une fois, j'espère que vous noterez éventuellement la sincérité de mon propos et l'envie de vous expliquer pourquoi certain soutienne ces clauses, et non pas l'envie terroriste de rendre propriaire tout ce qui est crée.
J'espère que tu liras également la sincérité dans mes propos, et que tu ne prendras pas mal et pour toi l'emploi de mots parfois peut être un peu dur (domination, dictateur...), car ces mots je les pense avant tout pour moi (égoïste que je suis) pour cerner les chemins que je ne veux pas suivre.
# Une réponse en point par point
Posté par psychoslave__ (site web personnel) . En réponse au journal De l'utilitée de la créative Commons ND & NC. Évalué à 2.
Pour ma part, je dirais qu'en utilisant la licence art libre (qui est du même genre que la by-sa) je me débarrasse de certains privilèges temporaires avant leur expiration légal maximal. Je pense que ce qui me motive, c'est le sentiment qu'un privilège ne peu construire qu'un société injuste, et construire mon plaisir sur le désarroi de mon prochain, ça ne me satisfait pas plus que la situation inverse.
J'étais un peu géné au début pour tout vous avouer, car c'est moi qui ait fait la proposition à mon "boss", et que sur le moment les titres de jamendo était d'une qualité artistique assez .. moyenne. Mais bon les gouts , les couleurs, je m'étalerai pas. on tombe sur un album bon, on aime, on imagine comment utiliser les samples c'est parfait. Je regarde la licence : NC. Je ne peux donc pas l'utiliser pour ma commande (commerciale - même si elle sera jamais diffusée en public). Il faut s'acquitter de droits particulier, nous ne pouvons pas, mais nous respectons le choix. En naviguant un peu plus, on trouve d'autres titres sans NC
Bien, voila un cas concret dans lequel j'aimerais que tu me dises une chose : auriez-vous utilisé une œuvre sous licence art libre/CC-by-sa, sachant que le résultat devrait être sous la même licence ?
NC pour moi veut dire, je veux pas que mon objet soit utilisé dans une unité de production qui m'est totalement étranger sans mon accord, voir rémunération.
Voilà, c'est exactement le comportement dictateur dans lequel je ne veux personnellement pas me placer et qui ne me semble pas cadrer dans la démarche du libre ou l'on tend vers une égalité entre tous les acteurs.
Je veux bien qu'on diffuse sans me payer, mais je ne veux pas qu'on exploite ce travail pour obtenir de l'argent. Je veux être maitre de la vente de mon objet, parce que j'ai travaillé dessus, et je veux pas forcement voir ma musique ou mes films illustré une commande (que souvent les auteurs trouverai pathétiques).
(le gras est de moi)
Je pense que ça confirme mon propos ci-dessus. Bien sûr c'est un peu extra-polé que dire que ton raisonnement est celui de tous les utilisateurs de ces licences (NC/ND) sont dans une logique de domination du prochain à travers les œuvres, quand à travers les licences libres on tends vers une situation d'égalité entre les acteurs.
Ce qui ne veux pas dire que c'est la motivation de tous ceux qui utilise une licence libre soit cette égalité, ce serait également une extrapolation.
NC est un choix qui ne relève pas de la paranoïa, c'est le début de l'envie de vivre de son travail, et d'être rémunéré pour l'utilisation qui suit.
Être rémunéré pour un travail qu'on fait est une chose, encaisser une rente parcequ'on détiens un monopole (que ce soit sur l'exploitation d'une œuvre ou autre) en est une autre.
Pour ND, c'est souvent plus délicat de l'expliquer, on m'a parfois traité de fasciste pour l'avoir défendu (si si !!). C'est pourtant simple, je fais un film, si je le met en pas en ND, en théorie, quelqu'un peut reprendre mon film et le refaire (refaire a partir de la version xvid ?). Pareille pour la musique, on peut refaire ma musique.
Oui, c'est le principe du libre, et à dire vrai, c'est ce qui arrive à terme pour tout œuvre, bien que le prolongement ininterrompue du droit d'auteur peu donner l'impression qu'il est perpétuelle, il reste temporaire. Donc tes œuvres entreront dans le domaine public, et chacun les remixera comme il les souhaite si l'envie lui prends.
Alors deux cas de figure : un auteur veut ré-utiliser mes images (ça doit être plus courant en documentaire qu'en fiction d'aillieurs)pour une œuvre tierce. Il faut donc déjà que je me sois acquitté des droit d'image de ceux que j'ai filmé (ou même les lieux) pour pouvoir déjà donner cette autorisation (c'est souvent un bordel administratif quand on est pas organisé).
Si tes acteurs acceptent la licence libre avant le tournage, à priori je dirais qu'il n'y a pas de soucie : ils souscrivent un contrat qui autorise tout à chacun à modifier ces images et de les utiliser avec pour seuls limites celles incluent dans la licence. Si ça ne leur plait pas, ils ne font pas le film, personne les forces à signer le contrat.
Pour ce qui des lieux, tu peux avoir des problèmes avec les architectes, c'est vrai, faut faire attention aux bâtiment qu'on film. Même les rénovations ou l'installation de nouvelles lumières peuvent posé problème (alors que les mecs ont quand même déjà été payé pour leur taf...). Mais bon, à partir du moment ou tu demandes l'autorisation, je ne vois pas ce qui t'empêche de la demander pour une diffusion sous licence libre, et si ça va pas, tu films ailleurs.
Tout cela démontre juste combien ces droits sont en fait un frein à la création artistique.
Ensuite, qui me dit que le film dérivé ne vas pas être utilisé pour faire un anti-message de ce que j'ai fait (volontairement ou involontairement) ?
Bah personne, mais c'est ça de laisser à son prochain sa liberté d'expression. Forcément quand c'est la notre qu'on opprime c'est dégueulasse mais quand c'est l'autre qui dit des choses qui nous plaise pas, là on trouve pas ça si mal finalement...
par exemple, j'ai fait un film qui s'appelle Hey kid disponible sur mon site. Dès gens m'ont écris pour me dire qu'on pourrait faire une campagne anti alcool et anti drogue avec.. alors que ce n'est pas du tout mon but , et je détesterai qu'on fasse ça !
c'est pas du tout le message que j'essaye de transmettre dans ce court métrage, loin de là - et ça m'associerai à un travail où je serai contre,
Et oui, moi j'aimerais pas qu'on reprenne ma chanson sur Albanel et qu'on en fasse un morceau ou on la dépeint comme la plus merveilleuse chose qui soit arrivé à la culture française depuis que la France existe. Mais si quelqu'un veux le faire, je ne le musèlerais pas. Et puisque la licence art libre exige qu'on puisse voir les différences entre l'originale et les dérivées, bien que mon nom figure, tout à chacun aurait l'occasion de vérifier que je ne suis en rien fautif d'une telle éloge.
l'horreur suprême pour un artistique ou quelqu'un qu'y rapproche ( le droit auteur dans sa partie inaliénable soutiens ce concept d'ailleurs, un exemple de jurisprudence donne l'histoire d'un chanteur qui s'est retrouvé dans une compilation de musique où il y avait "Maréchal nous voila" et qui a eu gain de cause, je vous laisse le droit de juger si c'est juste ou non).
Bah non, c'est par l'horreur suprême pour tous les artistes, et rien d'en le droit d'auteur n'a jamais fait l'unanimité en aucun temps.
Pour moi, l'horreur suprême c'est de museler la liberté d'expression du seul fait que ça ne conviens pas à quelques individus.
Si le message n'est pas un anti-message, (qui peut a part moi le dire finalement ? les gens absorbent les messages artistiques de manière complètement différentes d'un à l'autre. Je n'écris pas ici que j'ai la science infuse du travail que j'ai réalisé, mais je sais au moins ce que je n'ai pas voulu dire.
Pourquoi vouloir à tout pris imposer ta vision de l'œuvre que tu as conçu ? Ton nom ne sera pas sali si un autre y vois autre chose, ce sera sa vision, pas la tienne.
Et puis, si quelqu'un veut faire un travail dérivé, pourquoi me le demanderai t'il pas ? c'est artistiquement plus poli, je (comme beaucoup) met toujours des crédits dans mes fichier vidéos pour me contacter, comme un musicien peut mettre des crédit dans les TAG d'un fichier audio, ou dans les informations d'un fichier image.
Je serai déjà plus enclin à autorisé l'utilisation d'images que j'ai réalisée (et surtout à donner les masters de qualité, indifusable sur internet du fait de leurs poids). On peut discuter sur le fait que sur une oeuvre vieille, on aura toujours du mal à trouver l'auteur. J'en suis vraiment pas sur, il suffit de taper mon nom sur google, on trouve vite une adresse pour me contacter. Et pour avoir chercher pour mon travail des ayants-droits (c'est le travail d'un documentaliste), c'est bien plus simple que certains ici essaye de le faire croire.. j'assimile ces discours à un FUD.
Et bien détrompe toi, moi je fait beaucoup de démarche de contact pour le wiki de l'association culture libre, et je peux te dire que le cas où tu trouves un contact en face c'est plus l'exception que la règle.
Second cas, l'auteur veut "améliorer" ma création. Je n'ai jamais compris cette façon de penser.
Parceque tu l'abordes mal déjà. Il ne s'agit pas d'améliorer (si ce n'est peut être dans l'esprit de celui qui modifie) mais de modifier pour coller plus à ce qu'on a envie d'exprimer soi même.
On améliore un logiciel, on améliore pas une œuvre.
C'est pareil pour un logiciel, tu le fais plus coller à ce que tu attends du logiciel, mais ça peut très bien s'éloigner de ce que son concepteur initial voulait faire, sans parler des nouveaux bogues que tu introduis.
En audiovisuel ça signifie quoi ? re faire des scènes ? infaisable, évidement, il faut les mêmes acteurs, le même physique, la même camera (puisque chaque camera à une image différente)... le montage ? ma vision est très clairement exprimé dans le montage, je l'ai monté comme ceci, je n'ai pas envie que quelqu'un vienne me voir et me dire "ouais non ton montage ça marche pas du tout"... si c'est comme ça que je voulais le faire. En Allemagne les court métrage sont plus bordéliques au niveau montage, alors qu'en france ils ont plus tendance a être contemplatif. L'un peut se permettre de faire des reflections à l'autre ? Pareil en musique, peut on critiquer le choix d'un rythme ? ou des instrus utilisé sous prétexte de "l'améliorer. Et l'image ? changement de filtre sur photoshop ? (parce que bon personne n'empêche de refaire soit même une prise de vue!) mais si c'est pas ce que l'auteur a voulu ? certain adore la HDR, d'autre le deteste. Certain supporte pas rajouter des effets, préfèrent la photos brut, d'autre non. En quoi on peut blâmer un choix artistique et vouloir dire "non c'est mieux comme ça ?" quand un message, une volonté artistique et un travail en amont à été réalisé ?
La critique est toujours possible, ou alors t'es dans un état totalitaire ou tu dis ce qu'on veux t'entendre dire.
Avec le libre tu as des possibilités de faire plus que de simplement critiquer, tu peux (re-)mettre en œuvre ton avis. Est-ce que le résultat est meilleur ? Ça dépends des gouts, de ce que tu attends de l'œuvre et avec le libre chacun peut plus aisément exprimer les siens.
Enfin, il y a le cas de l'amélioration technique : enregistrement sonore de meilleure qualité ( et encore, la qualité n'est elle pas un choix artistique quelque fois : les samples kitch du club des loosers, ou alors les instruments basiques de metronomy ?), meilleurs finition d'un montage ? Oui, mais alors autant contacter l'auteur directement non ? il fournirait les masters de montage ou de composition pour pouvoir travailler directement sur la matière de départ et pas sur l'édition web... donc ne pas mettre ND a du sens, faire la démarche artistique de le proposer à l'auteur... auteur qui n'est jamais bien compliqué a atteindre.
Là c'est pareil, contacter l'auteur, ça marche au petit bonheur la chance, et je peux te dire que, tout au moins dans mon expérience, qu'ils gardent généralement pas les wav... :(
J'ai déjà pas mal de conversation houleuse avec pas mal de rédacteur de linuxfr.org. Le problème je pense est que beaucoup font l'amalgame entre choix d'auteur et possibilité technique.
Les possibilités techniques ça se contourne si on estime que le jeu en vaut la chandelle. Le choix de l'auteur impacte les possibilités juridiques. Tu peux y couper dans une certaine mesure si tu veux te lancer dans l'activité clandestine, mais bon...
Lutter contre la technologie est complètement absurde, c'est sur, mais tout part du respect d'un créateur sur un autre.
Tout à fait d'accord, et c'est parceque je respect la liberté de ce prochain au-delà de mes propres opinions que j'exprime par mes œuvres, que je leur laisse la liberté de les modifier et de les utiliser même pour exprimer leur totale contraire.
Parce qu'une œuvre s'exprime dans sa finalité, dans le moment ou l'auteur décidé (avec bcp de difficulté je peux vous l'assurer) : stop je ne touche plus a rien, la voila.
Ça c'est une œuvre morte, que plus personne n'observe. Une œuvre vivante bouge sans cesse et trouve de nouveau sens à travers chaque cerveau qui l'interprète. Le libre permet juste l'expression de ces nouveaux sens.
Contrairement en logiciel ou un programmeur peut commencer en donnant seulement un embryon de projet qu'il fini par co-developper avec plusieurs programmateur. Et d'autant plus que toucher des droits sur la diffusions constitue souvent une majorité de la rente d'une oeuvre, c'est d'autant plus un don. On ne peut pas jouer sur le "service qui va avec" pour les logiciels, ou les bonus ne sont jamais vraiment un argument pour payer.
Cela démontre juste l'incapacité du système économique à rémunérer des auteurs, et plus globalement à répartir les richesses de manière équilibré.
Voila, je pense que j'aurai encore beaucoup de chose à dire. Encore une fois, j'espère que vous noterez éventuellement la sincérité de mon propos et l'envie de vous expliquer pourquoi certain soutienne ces clauses, et non pas l'envie terroriste de rendre propriaire tout ce qui est crée.
J'espère que tu liras également la sincérité dans mes propos, et que tu ne prendras pas mal et pour toi l'emploi de mots parfois peut être un peu dur (domination, dictateur...), car ces mots je les pense avant tout pour moi (égoïste que je suis) pour cerner les chemins que je ne veux pas suivre.