• [^] # Re: La vision Stallmanienne du ND et NC

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal De la paranoïa du NC et de l'égoïsme du ND. Évalué à 2.

    Si je répond non à une ou plusieurs de ces questions est-ce qu'on respecte encore ma libre expression ? Comment ce fait-ce que des pays dont on affirme tous qu'ils respectent la libre expression ne répondent pas la même chose à ces différentes questions ?

    Je dirais que la réponse à la première question est non, et à la seconde qu'il ne suffit pas d'appeler un chien un chat pour qu'il en soit un réellement et pas que dans l'esprit de personnes qu'on a convaincu de cela, fussent-ils nombreux.

    Après est-ce qu'une totale liberté d'expression peu entraîner des désagréments à certains, oui, sans doute. Cela étant, mis à part le fait d'empêcher des gens de dormir la nuit, je n'ai pas vu dans tes exemples de problèmes qu'une communication inverse avec arguments à l'appui ne saurait contre carrer.

    Je pense que la liberté d'expression devient vraiment problématique en elle même à partir du moment ou elle agresse physiquement une autre personne (comme ton exemple d'une propagation sonore qui empêche le repos). En dehors de cela, il s'agit plus d'un manque de liberté (ou peut être de capacité) d'expression qu'a l'autre partie.

    Pour le libre adapté au logiciel, à l'art ou à quoi que ce soit, c'est bien la même chose. Avoir le droit de poser des conditions de redistribution (SA) tout en "restant libre" ne tombe pas sous le sens comme ça, c'est un vrai choix de départ qui n'est pas automatique.

    Je dirais que c'est exactement le contraire : le libre est bien plus proche de l'état de fait lorsqu'on ne fait pas le choix de limiter la diffusion d'une œuvre une fois qu'on l'a publié.

    Les bases existent, mais ce que je nie c'est que les gens doivent prendre *tes* bases et *tes* axiomes.

    Moi je ne sais pas si les bases existent, car après réflexion sur la notion de vérité[1] j'en suis arrivé à la conclusion que l'esprit n'a pas la capacité de juger de manière absolue de la véracité d'axiomes, pas même de sa propre existence (sauf à se lancer dans une tautologie).

    La seule base que j'imagine que nous avons tous en commun, c'est la réalité, c'est à dire l'univers tel qu'il existe en dehors de notre esprit, pour peu qu'il existe.


    Les seuls que je reconnais comme relativement communs sont soit ceux du dico (qui est là pour ça), soit ceux des philosophes (pour peu qu'il y ait un consensus, ce qui n'arrive jamais), soit ceux de la loi (pour peu que tout le monde la trouve bien faite, ce qui est rare, et toujours localisé à une culture précise). Pour le logiciel (et uniquement celui-ci), j'admet même la définition de la FSF vu son acceptation dans le milieu.

    Bah oui, comme tout le monde, tu sélectionnes arbitrairement les autorités qui t'arrange le plus au départ, en espérant qu'elle te conviennent sur le long terme. La réalité et la rationalité n'échappent pas à ce trie arbitraire, on y crois parce qu'on pense qu'on est gagnant à y croire au départ. Après quand la réalité viens, selon toute probabilité, nier le fait que l'être humain est le but ultime de l'Univers et que les bons vivront un bonheur éternel, un certain nombre n'hésite pas à s'écarter de l'hypothèse de la réalité et de la rationalité.

    [1] http://www.culture-libre.org/wiki/Sur_la_v%C3%A9rit%C3%A9_et(...)