• [^] # Re: «Néo» libéralisme?

    Posté par . En réponse au journal La prise de conscience. Évalué à 2.

    > Le moyen age qu'il cite comme exemple est justement une période ou malgré l'existence de structures fortes (Féodalisme, clergé, etc...), la loi de la jungle régnait. Et c'est pour moi plus un repoussoir qu'autre chose
    Déjà, j'ai des doutes sur la "loi de la jungle" du Moyen-âge. Mais étant relativement inculte en histoire, joker :)
    Du reste, dire qu'il y avait des bonnes choses à une époque ne signifie pas que cette époque était un âge d'or.

    > Pour moi, la sécurité social, est un modèle qui montre comment une société, a, au sens darwinien, fait émergé une structure qui permet une plus grande efficacité.
    Hayek n'a absokument rien contre le concept de sécu, qu'il défend d'ailleurs des attaques des libertariens comme Rothbard. Si tu prends sécu au sens large (comprenant RMI, assurance chomage), c'est d'ailleurs un défenseur du revenu universel. La seule chose que les libéraux reprochent à la sécu est son monopole (et c'est en train de bouger, grâce à l'UE), pas son caractère nationalisé. D'ailleurs, historiquement, la sécu est apparue indépendamment de l'État, et rien ne justifie que sa nationalisation eut été une amélioration (ni une déterioration).

    > j'ai été assez marqué par la primatologie, ie. l'analyse des comportements humain en considérant que nous sommes des singes.
    J'essaierai de lire, mais j'ai un apriori négatif sur ceux qui réduisent l'homme à sa dimension animale... Le simple fait d'ecrire un livre prouve le contraire :)

    > la liberté et l'égalité sont des variables anthropologique, et on ne doit jamais chercher à maximiser l'un au dépend de l'autre sou peine de catastrophe
    Excuse moi, mais ce que je lis ta phrase, j'y lis "on doit trouver un compromis à imposer politiquement, le problème étant de n'en privilégier qu'un". Le problème de cette phrase est précisément le "chercher à maximiser", pas "qui maximiser", qui dénote une certaine volonté d'une ingénierie sociale reposant sur les principes de la rationalité cartésienne. On ne peut pas connaitre le rapport liberte/egalite. Si c'était possible, on ne pourra jamais se décider politiquement sur l'objectif à atteindre. Si c'était possible, on ne saurait le mettre en oeuvre. Sur le niveau à atteindre, on ne peut même pas dire que s'il y avait unanimité, cette unanimité reflète la volonté pratique du type de société désirée.
    La dichotomie liberté/égalité est de plus, fallacieuse. Qu'entends-tu par liberté, et qu'entends tu par égalité ? Je suppose que par le premier, tu entends: autonomie totale des individus, c'est à dire rejet de la source coutumière du droit pour ne garder quele versant négatif du droit, et que par le second tu entends: prendre en compte la richesse dans le droit effectif. Hé bien dans ce cas, même les libertariens les plus extrémistes (les anarcho-capitalistes) satisfont à ta volonté de compromis entre les deux, qui se fera alors par la jurisprudence (le droit coutumier étant reconnu en anarcapie, les juges peuvent parfaitement considérer qu'un riche peut bien faire "un petit effort" si c'est l'opinion de la majorité de la population). Ce serait même probablement bien plus efficace qu'un pseudo-concensus politique, puisque évoluant au jour le jour, à chaque jugement, avec le moins d'agrégation douteuse possible (décentralisation d'une telle décision au niveau le plus bas possible, c'est à dire des acteurs de chaque conflit).

    > On doit toujours chercher un compromis.
    C'est bien ce que je pensais: ingéniérie sociale par la politique.
    Ne penses tu pas que la rigidité d'une petite frange syndiquée mais bruyante de la population au niveau des "acquis sociaux", le clientélisme et le copinage à gauche et à droite (au sens propre comme au figuré) ne sont pas justement un frein à l'adaptation de ce compromis (qui change constamment), dont les "conflits sociaux" ne sont qu'un symptôme ?

    > La liberté, comme l'égalité n'est pas un but, mais un moyen.
    Un moyen... pour quelles fins ?