Désolé, mais je vais pas pouvoir laisser passer ça
> La notion de néolibéralisme est une notion d'épistémologue qui étudient les différentes familles de pensée libérales.
Bon, fait plus précis.
Friedman et Hayek sont en accord sur certains points, mais pas d'autres. Ils font partie de deux courants différents. Le fait de mettre les deux sous la même étiquette "néolibérale" prouve une incompréhension totale des différents courants de pensée libéraux (pour faire court, Friedman est utilitariste, Hayek est plus proche mais sans l'être du jusnaturalisme).
> proche du libéralisme pure du philosophe des origines.
Chacun (ou presque) des courants du libéralisme contemporains peut trouver des "précurseurs" chez les "classiques" (au sens historique). Comme tu le fais remarquer, si tu appelles "libéralisme classique" celui de Smith, alors son "héritier" serait Keynes (ou Marx ;)). Pareil avec Bentham et Friedman. Hayek, quant à lui, serait un mélange entre Locke et Hume. Et les libertariens d'aujourd'hui peuvent parfaitement se réclamer du classicisme français (Say, Bastiat, Molinari).
Penser que le libéralisme du XIX siècle est monolithique à l'opposé de celui d'aujourd'hui est illusoire.
> Les néolibéraux ne sont pas des démocrates,
N'importe quoi.
De tous les courants libéraux que je connais, les seuls antidémocrates sont les anarcho-capitalistes. Et pour cause.
> que platonifier
:)
> que les expert se plante,
Pas du tout, efface.
Grosso modo, son idée est:
Hayek dit juste que les experts ne savent pas tout. C'est même la définition de l'expertise. Même les "experts étatiques" qui ont la vue d'ensemble la plus globale ne peuvent avoir assez d'informations pour prendre des décisions correctes (en plus poétique: http://unmondelibre.org/node/638 ). Le seul moyen de s'en sortir est une organisation décentralisée, ce qu'est le marché.
Mais les noeuds de cette organisation décentralisée (les experts), eux, on peut espérer qu'ils ne se plantent pas, tant qu'on ne leur demande pas de sortir de leur domaine de compétence.
> Parce que ma conception de la société est évolutionniste. Je suis un darwinien. Pour moi les mécanismes évolutifs sont partout, pas seulement en biologie comme le croit la plupart des gens, mais dans l'évolution des sociétés, des civilisations, des techniques, des pratiques sociales, etc...
Tu as lu Hayek ?
Parce que c'est presque mot pour mot sa philosophie, son épistémologie de base. Si ce sujet t'intéresse, je te conseille de lire "Droit, législation et liberté", où il développe très bien:
- La nature évolutionniste des institutions sociales (langage, droit, économie, même s'il se concentre sur le droit)
- Ses conséquences pratiques (pourquoi le rationalisme cartésien qui s'intéresse aux faits et non aux processus est impuissant dans le domaine des sciences sociales, et pourquoi donc le constructivisme, fondé sur ce rationalisme est voué à l'échec)
Dans ses nouveaux essais de philosophie, il explique que cette philosophie évolutionniste, du reste, se retrouve chez plusieurs philosophes des lumières écossaises (principalement Hume), et explique que historiquement, l'évolutionnisme a d'abord été appliqué au droit, puis à l'économie, avant de l'être à la biologie par Darwin, et que c'est justement tout un pan de la philosophie libérale (ce que tu appelles néolibéralisme, et qui est celle d'Hayek, mais pas de Friedman)
Du reste, tu dis d'une manière méprisante "fan de Frédéric Bastiat", mais tu crois que ça se réfère à quoi son "organisation naturelle" ?
J'ai une dure nouvelle à t'annoner...
Tu es un néolibéral sans le savoir ;) (bon, d'accord, le diagnostic n'est pas définitif, mais il y a des signes inquiétants)
[^] # Re: «Néo» libéralisme?
Posté par Moonz . En réponse au journal La prise de conscience. Évalué à 4.
> La notion de néolibéralisme est une notion d'épistémologue qui étudient les différentes familles de pensée libérales.
Bon, fait plus précis.
Friedman et Hayek sont en accord sur certains points, mais pas d'autres. Ils font partie de deux courants différents. Le fait de mettre les deux sous la même étiquette "néolibérale" prouve une incompréhension totale des différents courants de pensée libéraux (pour faire court, Friedman est utilitariste, Hayek est plus proche mais sans l'être du jusnaturalisme).
> proche du libéralisme pure du philosophe des origines.
Chacun (ou presque) des courants du libéralisme contemporains peut trouver des "précurseurs" chez les "classiques" (au sens historique). Comme tu le fais remarquer, si tu appelles "libéralisme classique" celui de Smith, alors son "héritier" serait Keynes (ou Marx ;)). Pareil avec Bentham et Friedman. Hayek, quant à lui, serait un mélange entre Locke et Hume. Et les libertariens d'aujourd'hui peuvent parfaitement se réclamer du classicisme français (Say, Bastiat, Molinari).
Penser que le libéralisme du XIX siècle est monolithique à l'opposé de celui d'aujourd'hui est illusoire.
> Les néolibéraux ne sont pas des démocrates,
N'importe quoi.
De tous les courants libéraux que je connais, les seuls antidémocrates sont les anarcho-capitalistes. Et pour cause.
> que platonifier
:)
> que les expert se plante,
Pas du tout, efface.
Grosso modo, son idée est:
Hayek dit juste que les experts ne savent pas tout. C'est même la définition de l'expertise. Même les "experts étatiques" qui ont la vue d'ensemble la plus globale ne peuvent avoir assez d'informations pour prendre des décisions correctes (en plus poétique: http://unmondelibre.org/node/638 ). Le seul moyen de s'en sortir est une organisation décentralisée, ce qu'est le marché.
Mais les noeuds de cette organisation décentralisée (les experts), eux, on peut espérer qu'ils ne se plantent pas, tant qu'on ne leur demande pas de sortir de leur domaine de compétence.
> Parce que ma conception de la société est évolutionniste. Je suis un darwinien. Pour moi les mécanismes évolutifs sont partout, pas seulement en biologie comme le croit la plupart des gens, mais dans l'évolution des sociétés, des civilisations, des techniques, des pratiques sociales, etc...
Tu as lu Hayek ?
Parce que c'est presque mot pour mot sa philosophie, son épistémologie de base. Si ce sujet t'intéresse, je te conseille de lire "Droit, législation et liberté", où il développe très bien:
- La nature évolutionniste des institutions sociales (langage, droit, économie, même s'il se concentre sur le droit)
- Ses conséquences pratiques (pourquoi le rationalisme cartésien qui s'intéresse aux faits et non aux processus est impuissant dans le domaine des sciences sociales, et pourquoi donc le constructivisme, fondé sur ce rationalisme est voué à l'échec)
Dans ses nouveaux essais de philosophie, il explique que cette philosophie évolutionniste, du reste, se retrouve chez plusieurs philosophes des lumières écossaises (principalement Hume), et explique que historiquement, l'évolutionnisme a d'abord été appliqué au droit, puis à l'économie, avant de l'être à la biologie par Darwin, et que c'est justement tout un pan de la philosophie libérale (ce que tu appelles néolibéralisme, et qui est celle d'Hayek, mais pas de Friedman)
Du reste, tu dis d'une manière méprisante "fan de Frédéric Bastiat", mais tu crois que ça se réfère à quoi son "organisation naturelle" ?
J'ai une dure nouvelle à t'annoner...
Tu es un néolibéral sans le savoir ;) (bon, d'accord, le diagnostic n'est pas définitif, mais il y a des signes inquiétants)