• # Y aussi des problèmes d'ordre non techniques.

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal IHM et le libre. Évalué à 10.

    Personnellement, j'ai pas été plus loin dans l'ergonomie après mes études, car je ne me sentais pas le courage de dire sans arrêt à tout le monde "ça, c'est de la merde". J'ai beau être capable de diplomatie quand il faut, y a des fois ou on sait que ça va pas passer.

    Dans le libre, ce problème est amplifié. Les codeurs ne sont pas sensibles à l'ergonomie pour la plupart, et les utilisateurs y vont tous de leur commentaire sur les bug trackers, n'acceptant pas qu'on leur dise non, se rassemblant parce que "si on est nombreux, on a raison".

    Il suffit de voir que certains qualifient les codeurs de gnomes de nazi de l'interface pour voir
    à quel point ça peut virer aux remarques vexantes.

    Et pour avoir fait des interfaces graphiques en python/qt, qui n'est pas la plate-forme la plus mal fagoté du marché, ça reste quand même extrêmement chiant. Qu'on me parle pas de qt-designer, c'est trop compliqué pour un mec qui fait pas de technique, et pour moi, un ergonome reste avant tout une personne qui a fait de la psychologie plutôt que de l'info

    Alors je comprends que les devs ne veulent pas passer trop de temps dessus, et qu'un mec qui arrive avec des idées mais pas de patch, ça ne suffise pas.

    La plupart des projets, à l'exception de gnome des projets proches, ne disent pas qui ils visent, comment à partir de la savoir si l'interface est correct ou pas ?

    Perso, je suis bien content d'avoir des logiciels libres, offert pour tous, souvent par des bénévoles. Et faire une critique sur l'ergonomie, je n'arrive pas, j'estime que j'ai pas trop le droit de critiquer ce travail sans avoir des bases vérifiables, ou au moins un patch.