> Au passage je note que tu avais dit que "personne n'avait parlé "d'information parfaite"
Je le rejoint partiellement sur ce point: l'économie néoclassique, même si dominante, n'est pas la seule existante: néo-keynésiens, nouveaux keynésiens (Stiglitz, prix "nobel" 2001, le type qui a dit "il n'y a aucune chance pour que Freddie Mac & Machin Mae se cassent la gueule". Chacun jugera de la pertinence des prédictions de sa théorie ;)), autrichiens (Mises, Rothbard), néo-autrichiens (Hayek) au pif. Parmi celles ci, les autrichiens, néo-autrichiens (et peut être bien les nouveaux keynésiens, mais pas sûr à 100%) ne font pas d'hypothèses aussi "fumeuses".
J'ajouterai que même parmi les néoclassiques, les modèles prenant en compte la rationalité limitée avancent plutôt bien.
> Hé oui, c'est un modèle mathématique, et c'est scientifique.
> En dehors de ce modèle, l'économie n'est plus vraiment une science exacte
Tu entends quoi, par "scientifique", "science exacte" ?
Non, pas la peine de répondre. C'est juste une dispute totalement vide de sens sur les termes. La seule question est: qu'est-ce qu'une théorie apporte à notre connaissance, quelle confiance peut on avoir en cette théorie ? Ce sont des problèmes épistémologiques ne faisant aucunement l'unanimité.
Alors ta soupe positiviste même pas foutue de donner un critère de "scientificité" qui fonctionne pour la physique (empiriste), les maths (aprioriste) et pas l'économie (avec des modèles des deux genres) (et qui paraisse pas trop parachuté, le critère), ce sera sans moi, merci.
> La théorie des marchés provient tout droit de la théorie des jeux
C'est pas l'inverse, historiquement ? (vraie question)
> Tu pourrais me citer les gens qui sont pour qu'on laisse les entreprises en situation de monopole faire ce qu'elles veulent?
La première théorie à avoir développé le concept de monopoles non néfastes tant qu'ils respectent les droits de propriété (pas encore lu, désolé, je pourrai pas débattre là dessus de manière très poussée, j'en suis restée à l'ancienne théorie où les monopoles, c'est le mal ;)): http://mises.org/rothbard/mes.asp, plus particulièrement:
"L'illusion des prix de monopole": http://mises.org/rothbard/mes/chap10b.asp#3._Illusion_Monopo(...)
Pour le problème des opérateurs de téléphonie mobile (cité plus haut à l'encontre de cette théorie), ça n'invalide absolument pas la théorie puisque les conditions (droits de propriété respectés, cad pas de barrière d'entrée étatique) ne sont pas respectées: l'État, par le biais de l'ART, impose une barrière d'entrée légale. Dois-je rappeler le fait que Free, qui promettait de casser les prix, s'est vu refuser l'entrée sur ce marché ?
[^] # Re: Mes réponses à tes questions
Posté par Moonz . En réponse au journal Faisceaux de questions à Eric Raymond ?. Évalué à 2.
Je le rejoint partiellement sur ce point: l'économie néoclassique, même si dominante, n'est pas la seule existante: néo-keynésiens, nouveaux keynésiens (Stiglitz, prix "nobel" 2001, le type qui a dit "il n'y a aucune chance pour que Freddie Mac & Machin Mae se cassent la gueule". Chacun jugera de la pertinence des prédictions de sa théorie ;)), autrichiens (Mises, Rothbard), néo-autrichiens (Hayek) au pif. Parmi celles ci, les autrichiens, néo-autrichiens (et peut être bien les nouveaux keynésiens, mais pas sûr à 100%) ne font pas d'hypothèses aussi "fumeuses".
J'ajouterai que même parmi les néoclassiques, les modèles prenant en compte la rationalité limitée avancent plutôt bien.
> Hé oui, c'est un modèle mathématique, et c'est scientifique.
> En dehors de ce modèle, l'économie n'est plus vraiment une science exacte
Tu entends quoi, par "scientifique", "science exacte" ?
Non, pas la peine de répondre. C'est juste une dispute totalement vide de sens sur les termes. La seule question est: qu'est-ce qu'une théorie apporte à notre connaissance, quelle confiance peut on avoir en cette théorie ? Ce sont des problèmes épistémologiques ne faisant aucunement l'unanimité.
Alors ta soupe positiviste même pas foutue de donner un critère de "scientificité" qui fonctionne pour la physique (empiriste), les maths (aprioriste) et pas l'économie (avec des modèles des deux genres) (et qui paraisse pas trop parachuté, le critère), ce sera sans moi, merci.
> La théorie des marchés provient tout droit de la théorie des jeux
C'est pas l'inverse, historiquement ? (vraie question)
> Tu pourrais me citer les gens qui sont pour qu'on laisse les entreprises en situation de monopole faire ce qu'elles veulent?
La première théorie à avoir développé le concept de monopoles non néfastes tant qu'ils respectent les droits de propriété (pas encore lu, désolé, je pourrai pas débattre là dessus de manière très poussée, j'en suis restée à l'ancienne théorie où les monopoles, c'est le mal ;)):
http://mises.org/rothbard/mes.asp, plus particulièrement:
"L'illusion des prix de monopole": http://mises.org/rothbard/mes/chap10b.asp#3._Illusion_Monopo(...)
Pour le problème des opérateurs de téléphonie mobile (cité plus haut à l'encontre de cette théorie), ça n'invalide absolument pas la théorie puisque les conditions (droits de propriété respectés, cad pas de barrière d'entrée étatique) ne sont pas respectées: l'État, par le biais de l'ART, impose une barrière d'entrée légale. Dois-je rappeler le fait que Free, qui promettait de casser les prix, s'est vu refuser l'entrée sur ce marché ?