J'ai plussoyé le journal, non pour son contenu qui m'a beaucoup fait rire, mais parce qu'il permet de soulever une vraie question : le libre a-t-il une couleur politique ?
La question est loin d'être évidente. A priori, on peut penser que le libre est trans-courant, et je pense qu'on peut même arriver à donner de très bons arguments pour le libre à chaque parti politique, du FN au NPA. On invoquera plutôt l'aspect communautaire et partage du savoir pour la gauche, et l'aspect concurrence libre et non-faussée et maîtrise nationale des outils pour la droite. Donc au fond, le libre peut contenter tout le monde.
Mais si on retourne le problème : est-ce que les partis politiques sont prêt à défendre le libre ? Et là, il faut bien avouer que l'expérience montre que seuls les partis de gauche ont intégré cette composante dans leur arsenal politique (voir les lois pro-libres en Amérique du Sud). Et c'est assez compréhensible vu que le concept de libre vient percuter de plein fouet des concepts de droite, notamment liés à la propriété intellectuelle (dans son mauvais côté). Je pense que ce journal est la traduction de cette ambiguité de la droite par rapport au libre.
# Couleur politique du libre
Posté par rewind (Mastodon) . En réponse au journal Le libriste de droite. Évalué à 10.
La question est loin d'être évidente. A priori, on peut penser que le libre est trans-courant, et je pense qu'on peut même arriver à donner de très bons arguments pour le libre à chaque parti politique, du FN au NPA. On invoquera plutôt l'aspect communautaire et partage du savoir pour la gauche, et l'aspect concurrence libre et non-faussée et maîtrise nationale des outils pour la droite. Donc au fond, le libre peut contenter tout le monde.
Mais si on retourne le problème : est-ce que les partis politiques sont prêt à défendre le libre ? Et là, il faut bien avouer que l'expérience montre que seuls les partis de gauche ont intégré cette composante dans leur arsenal politique (voir les lois pro-libres en Amérique du Sud). Et c'est assez compréhensible vu que le concept de libre vient percuter de plein fouet des concepts de droite, notamment liés à la propriété intellectuelle (dans son mauvais côté). Je pense que ce journal est la traduction de cette ambiguité de la droite par rapport au libre.